Au premier plan, de gauche à droite : Brice LAFONTAINE, Quim TORRA et Jean-Marc PUJOL.

 

Relevé sur le blog de Jean-Marc PUJOL (LR/ Les Républicains), maire de Perpignan, président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) :

« Perpignan a toujours été une terre d’accueil et de solidarité, et le restera !

Ce vendredi midi, j’ai reçu le président de la Generalitat de Catalunya Quim Torra, avec l’équipe municipale de Perpignan, des maires de la communauté urbaine et des P-O, ainsi que le sénateur François Calvet.

J’ai à cette occasion remis la médaille d’Or de la Ville de Perpignan, la plus haute distinction de la Fidelissima.

Des personnalités économiques, culturelles, étaient également présentes. Je les en remercie.

Cette rencontre, au regard des événements plus que jamais d’actualité qui ont lieu en Catalogne Sud, et dont personne en Catalogne Nord ne peut être insensible, quelles que soient ses convictions politiques, revêtait un caractère exceptionnel, symbolique fort.

C’est la raison pour laquelle tout mon discours pour accueillir M. Torra a été axé sur les solidarités qui unissent de manière indivisible les habitants de la Catalogne Nord et de la Catalogne Sud. J’ai rappelé, au nom de l’Histoire, le sens et le poids de ces solidarités, la « Terre d’accueil » que nous avons toujours été les uns pour les autres et vice-versa.

Je sais que le président de la Generalitat et ceux qui l’accompagnaient ont été émus – comme je l’ai été également moi-même – par cette rencontre qui s’est déroulée dans des temps compliqués, difficiles, douloureux.

Aussi, je trouve particulièrement insupportables les propos d’un élu de la Ville de Perpignan qui sur son blog me prêtent des intentions qui ne reflètent ni la réalité ni la dignité de sa fonction.

Oui, ce jour, à l’occasion de la réception en l’honneur du président de la Generalitat j’ai arboré sur ma poitrine le ruban jaune, symbole de la lutte pour les libertés de la Catalogne, en signe d’indignation et de solidarité.

Oui, ce jour aussi, j’ai signé la Charte des maires des P-O qui soutiennent leurs collègues de Catalogne Sud et qui surtout s’inquiètent d’une situation particulièrement dangereuse. Si j’ai attendu ce jour pour la signer, c’est pour remettre cette signature en main propre à M. Torra. Je voulais ainsi accentuer le caractère historique de cette journée.

Je voudrais rappeler à M. Brice Lafontaine, puisque c’est de lui qu’il s’agit, qu’il est le représentant local, à Perpignan, du mouvement En Marche !, lequel à ma connaissance n’a jamais soutenu le processus d’indépendance de la Catalogne enclenché par la Generalitat et le Parlement de Catalogne, à Barcelone. Bien au contraire, depuis le début des événements, M. Macron a été au plan européen l’un des plus fidèles soutiens au PP de M. Rajoy, en condamnant fermement l’option prise par les élus catalans au pouvoir à Barcelone. Le mouvement En Marche ! continue de camper sur ses positions avec désormais le PSOE aux commandes à Madrid…

Et c’est ce représentant-là d’En Marche, à Perpignan, qui ose se définir comme « catalaniste », qui ose se présenter comme un défenseur de la cause Catalane ?

Je terminerai sur ce sujet en rappelant que lors des dernières élections sénatoriales, M. Brice Lafontaine avait monté une liste pour les grands électeurs, dans laquelle il se présentait avec des personnes qui figuraient précédemment sur la liste du Front National.

Peut-on croire, à la lueur de ces faits et gestes, que M. Brice Lafontaine défend la cause de la Catalogne comme il le prétend ? Evidemment, non. Au contraire, son opportunisme en donne une piètre image ».