Durant tout le week-end écoulé, Jean-Paul Alduy (UDI), président de Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA), a certainement peaufiné, pesé chaque mot, du discours d’adieu qu’il prononcera ce lundi 14 avril 2014, en matinée, à l’Hôtel de l’Agglo.

Une intervention qui sera certes très politique… L’ancien sénateur-maire de Perpignan en profitera t’il pour élever le ton, pour régler ses comptes, ou tournera t’il la page en douceur tout simplement ?

On sait que JPA peut tout se permettre à cette occasion, car cette Agglo PMCA c’est en quelque sorte son enfant. C’est bien lui qui a dessiné les contours et les ambitions de cette collectivité territoriale qui – avec environ 200 000 habitants – rassemble aujourd’hui près de la moitié des habitants du département des Pyrénées-Orientales et surtout 80% des énergies !

Au-delà de la démographie ainsi que de l’économie sociale et industrielle, JPA a fait de PMCA une force de frappe culturelle et identitaire, en s’appuyant sur le style de la Génération globalisation capable de rivaliser, dans certains secteurs, avec les agglomérations de dimensions européennes situées à moins de 200 kilomètres par la route. Jean-Paul Alduy a su développer la marque PMCA, en bouleversant les mentalités pour déboucher sur un nouveau réalisme territorial et une gestion moins conflictuelle, en rejetant toute idéologie au profit d’une vision cosmopolite, en imposant une direction pragmatique.

Le ton du discours que Jean-Paul Alduy prononcera ce matin pourrait être cependant influencé par les propos que l’encore président de PMCA a tenu, le jeudi 10 avril dernier, en soirée, lors d’un Bureau de la fédération départementale de l’UDI’66, à Perpignan, au cours duquel il aurait notamment déclaré devant les militants : « A propos de l’Agglo, l’engagement de Jean-Marc Pujol à mon égard était clair, l’UDI devait se voir réserver la candidature à la présidence de PMCA. Jean-Marc Pujol m’avait même juré que Romain Grau serait candidat pour la ville de Perpignan (…). Les responsables départementaux de UMP en ont décidé autrement en proposant et soutenant la candidature du maire de Perpignan. Je me sens trahi par mes amis de droite et aussi par quelques amis de l’UDI, et particulièrement par Michel Cabot dans ses propos rapportés par certains médias (…) ».

A l’issue de ce propos, Jean-Paul Alduy a quitté la réunion de l’UDI et il a annoncé son absence « jusqu’au mois de septembre ».