« Dès le premier jour du blocage du chantier de résorption d’habitat insalubre dans le quartier Saint-Jacques de Perpignan, nous n’aurions pas dû céder au chantage des fauteurs de troubles qui mentent et tentent d’intimider la population et les autorités publiques.

Nous sommes pris en otage par une poignée d’individus autoproclamés « représentants d’habitants » et d’autres qui se prétendent défenseurs du patrimoine, mais qui agissent tous pour des intérêts personnels et politiciens au détriment de l’intérêt général.

En jouant sur la peur des habitants d’être « chassés » du quartier, nous sommes dans la situation absurde d’un blocage de chantier de démolition d’immeubles vides, non classés, et frappés par une insalubrité irrémédiable, afin de reconstruire des logements sociaux sûrs et dignes pour ces mêmes habitants…

Les initiateurs du blocage ont participé à toutes les actions de concertation et connaissent très bien la réalité du projet co-construit depuis quatre ans avec les habitants et les partenaires publics, dont l’objectif est de répondre à l’urgence urbaine et humaine de Saint-Jacques.

Ralentir les projets de renouvellement urbain dans les quartiers prioritaires ne satisfait que les trafiquants et les marchands de sommeil qui souhaitent le statu quo pour leurs délits.

Nous devons refuser la manipulation et l’intimidation par le mensonge des bloqueurs. Le retour de l’autorité républicaine à St Jacques passe également par là ».

Olivier AMIEL
Adjoint au maire de Perpignan