« Quand le PS vote, c’est toujours Bourquin qui choisit le gagnant »

Sous ce titre, l’UDI’66 nous prie d’insérer :

« Les médias nous ont informé de la désignation par le PS perpignanais de sa tête de liste pour les prochaines municipales prévues en mars 2014 en la personne de Jacques Cresta. Ce qu’il y a de bien avec le PS local, c’est que nous n’avons pas besoin d’attendre le dépouillement pour connaître l’issue des votes, tellement tout est prévu d’avance : même le score en pourcentage au dixième près.

Pourtant, deux candidats étaient en lice pour le scrutin de vendredi dernier : le député et vice-président socialiste à la région, Jacques Cresta, et la conseillère municipale d’opposition, Jacqueline Amiel-Donat. Même le nombre de militants de la section PS de Perpignan est encadré : 162 personnes dans une ville de plus de 125 000 habitants. 162 personnes venant directement d’affidés de Christian Bourquin, d’alimentaires de son entourage et d’employés du Conseil général.

Deux candidats étaient en lice mais le député partait favori avec le soutien des instances du parti, Christian Bourquin en tête et consorts.

Rien n’aura été épargné à Jacqueline Amiel-Donat : date de scrutin prévu le même jour qu’elle effectue un voyage hors département, non reconnaissance de nouveaux adhérents pourtant à jour de cotisation, intimidations du clan Bourquin… Bref autant de «  manœuvres » destinées à verrouiller le vote final poussant Jacqueline Amiel-Donat à appeler ces mêmes militants à boycotter ce qu’elle appelle « une mascarade » de vote.

L’Histoire retiendra que Jacques Cresta a été élu par 90 voix… sur 162 électeurs inscrits… dans une ville de 125 000 habitants !

L’Histoire retiendra que Jacques Cresta a été désigné par le PS par défaut suite au désistement de Ségolène Neuville, qui n’aura pas eu le courage politique d’aller jusqu’au bout de ses convictions et dont une défaite éventuelle en mars 2014 pourrait faire tâche dans son parcours.

L’Histoire retiendra que Jacques Cresta est classé parmi les 10 plus mauvais députés par L’Assemblée nationale, c’est-à-dire ceux qui brillent par leur absence et leur manque de participation.

L’Histoire retiendra enfin que Jacques Cresta, qui, après avoir trahi Jean Vila lors de son élection au poste de député, a trahi ses électeurs sur le cumul des mandats, l’une des propositions fortes de François Hollande se faisant ainsi le digne représentant de cette classe dirigeante plus attachée à ses mandats et aux indemnités qui en découlent qu’aux problèmes du quotidien de nos concitoyens ».