Christian Bourquin, ancien président PS du Conseil général des Pyrénées-Orientales (1998-2010), actuel président de la Région Languedoc-Roussillon, et René Marquès (ancien sénateur-président UDF dudit Conseil général des P-O (1987-1998), ont déjeuné ce midi en tête à tête au restaurant « Café Vienne », place Arago à Perpignan.
La scène n’est pas passée inaperçue. Bien au contraire elle s’est même répandue comme une trainée de poudre.
Qu’ont-ils bien pu se dire, à deux mois du premier tour des élections cantonales (?)… et à huit mois des sénatoriales (!).
On sait les deux hommes très liés, même si le docteur Marquès n’est pas un homme de gauche… Et Christian Bourquin pas un homme de droite, cela va de soi.
Pourtant, les deux hommes s’apprécient et échangent régulièrement (au téléphone) leurs points de vue sur la situation politique et économique départementale.
Christian Bourquin a un profond respect pour un René Marquès qui ne manque jamais une occasion pour réagir sur une décision, la commenter, voire carrément le soutenir dans certaines démarches.
Le « tête à tête » de ce midi au restaurant « Café Vienne », à la vue de tous, marque-t-il un virage dans leurs relations ?
On peut le penser, car visiblement les deux personnalités ont voulu que cela se sache; elles ont voulu médiatiser une complicité qui ne souffre désormais plus aucun doute, tant les deux anciens présidents du Conseil général des P-O sont sur la même longueur d’onde et partagent souvent les mêmes victorieuses analyses.
Incontestablement, hors parti socialiste, il n’est pas risqué que d’affirmer que René Marquès fait partie de la « galaxie Bourquin » tellement les deux hommes sont proches.
A deux saisons des élections sénatoriales, c’est une image qui pourrait faire date…
Mieux : un symbole inestimable, électoralement parlant en tout cas ; une pièce maitresse pour asseoir la popularité de Christian Bourquin dans la « majorité » des grands électeurs du Pays catalan qui seront appelés aux urnes en septembre prochain.
Car il n’a échappé à personne, à aucun observateur de la politique locale en particulier, que René Marquès, 88 ans depuis le 17 janvier dernier, conserve un capital politique intact et une légitimité qui fait pâlir d’envie nombre de nos parlementaires…