Philippe SIMON, président de la section de Perpignan de Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), communique :

– « Le coeur de Perpignan est heurté par le dossier du presbytère de la cathédrale Saint-Jean. La mairie souhaite détruire cet élément du patrimoine spirituel urbain pour y ériger une «maison de verre» de 3,5 millions d’euros. Le maire Jean-Marc PUJOL souhaite y établir un simili d’Office de Tourisme pour remplir un mandat bien fade, alors même que des urgences s’expriment. La Ville, déjà trop endettée, manque de parkings, de parcs urbains et d’un vrai marché couvert. 

Convergence Démocratique de Catalogne s’oppose au sacrifice de cet édifice, oeuvre de l’architecte des Monuments historiques Léon BéNOUVILLE. Cette maison paroissiale évocatrice du style 1900 de l’art régionaliste catalan participe de l’évolution positive de la ville.

Lemaire est bien mal conseillé en niant sa valeur historique. Pour justifier ce saccage, une palissade a même été installée et l’Hôtel de Ville récite théâtralement des arguments factices sur le péril pour les passants.  La destruction de cet édifice du secteur sauvegardé, c’est-à-dire intouchable, est refusée par 60% des lecteurs du journal L’Indépendant. Le nouveau projet est jugé «affreux» dans une même proportion.

Le démantèlement du presbytère, soumis à un caprice politique, serait une erreur. A moyen terme, l’assainissement de l’ensemble cathédral de Perpignan est une nécessité, pour une restitution cohérente des lieux. Les avantages esthétiques et religieux, tout comme la montée en gamme de notre tourisme, vers la culture et l’Histoire, en sont les évidences. Mais il est nécessaire d’éviter la destruction. Pour entrer dans le XXIème siècle, notre ville doit enfin stopper la construction d’ego ».