COMMUNIQUé DE PRESSE

Jacques Cresta (PS), député de la 1ère circonscription des P-O, conseiller régional L-R, nous prie d’insérer :

« Ce matin à 9h 30, malgré les averses, une centaine de personnes, commerçants, et pas uniquement de Perpignan, riverains, se sont retrouvés à l’appel des associations de commerçants de Perpignan devant le projet du Carré d’Or implanté à Château Roussillon.

Cette mobilisation à laquelle assistait mon attaché parlementaire Laurent Rosello, était l’occasion, une nouvelle fois pour les représentants des commerçants (Nadia Khabouch, Bertrand Meunier et Isabelle Bertrand) de rappeler leur opposition aux élus de Perpignan présents à toutes nouvelles extensions et/ou création de surfaces commerciales.

Mais le plus dérangeant dans cette affaire est le sentiment de ne pas connaître la vérité. En effet suite à la polémique sur le projet du Carré d’Or le maire de Perpignan (Jean-Marc Pujol, UMP, Ndlr) a dans un premier temps assuré les commerçants de sa totale opposition, conformément à ses promesses de campagne, à toutes nouvelles créations de surfaces commerciales. Mais, parallèlement, ce dernier autorisait par arrêté en date du 16 juillet, la prorogation du permis de construire permettant à la société Belge – Codic – de pouvoir continuer son projet.

A l’occasion de ce renouvellement, le maire adressait un courrier à la Codic où il reconnait que plus de 50% des locaux commercialisés sont destinés à de l’habillement et cela en contradiction avec la décision de la CDAC. Mais au lieu de bloquer le permis il leur délivre tout de même la prorogation.

Pourtant le maire de Perpignan, qui de plus est président de l’Agglomération Perpignan-Méditerranée, a un grand pouvoir pour faire entendre raison et éviter toutes nouvelles extensions. Tout d’abord en refusant de signer cette prorogation. Même si cet acte aurait été attaqué par l’aménageur, le temps jouait en faveur de la ville et des commerçants, et la décision de la Commission départementale d’Aménagement Commercial aurait été caduque. Car quelle urgence y avait-il après plus de 7 ans d’attente. Le dossier repassé en CDAC, l’aménageur redéposait un permis et la Ville avait tous les moyens de s’assurer que le projet soit conforme aux intérêts économiques des commerçants de Perpignan en apportant une offre commerciale complémentaire et pas concurrente.

A titre d’exemple les élus de Toulouges se sont toujours opposés à l’implantation de grande surface et ont tenu bon sous la menace de procès de grand groupe de la distribution.

De plus en sa qualité de président de l’Agglomération il a le pouvoir de saisir le Schéma de Cohérence Territorial afin de leur demander de revoir et de geler les projets d’extension de zones commerciales sur la plaine du Roussillon. Cet acte fort aurait inscrit dans le marbre une volonté politique en adéquation avec ses promesses électorales.

Cet épisode démontre une nouvelle fois l’écart qui existe entre les promesses du Maire et la réalité sur le terrain. Hier c’était  sur le quartier Mailloles, aujourd’hui l’extension des zones commerciales, demain les promesses d’emploi faites dans les quartiers, … Et cet épisode démontre également l’absence de concertation et de construction d’une politique commerciale avec les partenaires économiques ».