Juste avant la traditionnelle cérémonie des voeux du maire – Jean-Marc Pujol, UMP – au personnel de la mairie de Perpignan, qui avait donc lieu hier soir, le syndicat UNSA a produit un communiqué destiné aux médias (Que nous publions dans son intégralité ci-dessous) pour expliquer les raisons de son absence : « Nous n’avons pas pour habitude de partager en guise de verre de l’amitié, un bol de cigüe (poison employé dans l’Antiquité pour faire taire les objecteurs à la pensée unique…), tel celui de Socrate, servi aux agents de la Ville depuis des mois ! ».

« Nous n’irons pas écouter les remerciements et félicitations adressés aux agents pour leur travail auprès de la population perpignanaise après avoir été traité de fanéants quelques mois auparavant pour la propreté, avec une réorganisation nulle des week-ends pour planter le service ! Promesse tenue par notre maire, les bennes de l’agglo PMCA (Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération) vont dégager du CTM (Centre technique municipal) ! C’est fait, dans le cadre du développement durable si cher au roi de l’Agglo ; on a coupé les platanes du parking des agents, pour aménager un parking des bennes de l’Agglo ; on construit un atelier mécanique dans le dépôt de la Propreté pour l’Agglo ; on pousse dehors nos agents et le matériel de la Ville… vers où ? Vers la privatisation ?
Depuis des mois, c’est le Coup d’Etat permanent dans les instances du personnel. Aucune négociation, aucun respect des syndicats siégeant dans les CTP, CAP et CHS. Nos instances sont devenues de simples chambres d’enregistrement où tous les dossiers sont passés en force… C’est un déni de démocratie !

Au mépris du travail accompli par MM. Malis et Casgha avec les syndicats en 2000… Une « M…e ! » pour notre nouvelle DRH (Direction des ressources humaines) pour qui notre ARTT n’était qu’une machine à générer des congès. L’ARTT a donc été modifiée unilatéralement et vient de l’être encore le vendredi 6 janvier 2012 : les horaires flottants entre 12 h et 14 h de la Direction administrative des Sports ont été supprimés contre l’avis unanime de tous les syndicats et sans concertation préalable. Nous devons donc nous attendre à de nouveaux coups-bas portés contre nos petits avantages d’horaires. Nous revenons trente ans en arrière !

Mépris des textes régissant le fonctionnement des CTP, CAP et CHS, tenus sans parité, sans quorum et avec des experts permanents illégaux pour de nombreux dossiers, études bidon dans certains cas pour l’attribution de la NBI aux agents depuis plus d’un an… Privatisation de la crèche familiale Lakanal, déjà décidée et présentée le 6 janvier 2012… A quand de nouvelles externalisations du nettoiement quand on sait que certains responsables mesurent les surfaces dans les bâtiments ? A qui rapporte le « crime » ? (…).

Un bref rappel historique des faits : CTP (Comité technique paritaire) du 8 mars 2011, ou le copinage et le clientélisme ont primé sur la réorganisation d’une Direction. CTP du 24 juin 2011 (dossiers ETAPS, ARTT, Archives), les syndicats quittent la réunion, mais la CTP a lieu ! L’UNSA a déféré au Tribunal administratif de Montpellier ce CTP pour obtenir son annulation. CTP du 6 janvier 2012, ironie, provocation et mépris du « président par intérim » (…).

Sans parler ici du harcèlement, des délits d’opinion, dont sont victimes certains agents et des pressions qui en découlent pour étouffer toute velléité à faire valoir leurs droits et le respect auquel ils aspirent. L’autoritarisme, l’absence totale de dialogue, sont devenus hélas la nouvelle gestion des Ressources humaines. Des élus ont pourtant relevé que nos abstentions, et à présent nos votes contre, étaient un signal et pouvaient s’apparenter à une certaine réticence à l’encontre de la municipalité… Un constat aujourd’hui – après tous ces CTP, CAP et CHS… et la dernière mascarade du 6 janvier 2012 – du bien fondé de la perte de confiance de l’ensemble des syndicats envers ces institutions, car nous ressortons tous écoeurés de ces réunions. Oui, tous !

Visiblement, notre maire se lave les mains des conditions de travail de ses agents qu’il dit pourtant « affectionner tant (…) », mais il oublie un détail : toutes les atteintes à notre dignité et nos petits avantages sont exécutés en son nom, et il y aurait mieux à faire en matière de communication…

L’UNSA ayant pour valeurs l’Egalité, le Respect et la Liberté… Alors, boire un pot dans une manifestation qui s’apparente plus à un bal des hypocrites qu’à une réunion de la grande famille des Municipaux, trop peu pour nous ! ».

– UNSA, 22 rue Etienne Terrus, 66000 Perpignan ; tél. 04 68 63 92 53 et mpunsa@wanadoo.fr ; site internet http://roussillon.unsa.org