Depuis hier, le Journal local s’est engagé sur un chemin dangereux : par erreur ?, par conviction ? (…), peu importe la ligne rédactionnelle qui guide cet étonnant choix mais la démarche, l’initiative, paraissent complètement dingues. Il ne suffit pas d’ouvrir la boite de Pandore… Il faut assumer derrière. Il ne reste plus qu’à espérer que le Journal local n’aura pas une mémoire sélective. Ce serait vraiment dommage pour ses lecteurs…

Car désormais, à l’avenir, pour démontrer son objectivité, le Journal local devra ouvrir tous les tiroirs, tous les placards, fureter dans tous les coins, parfois les plus nauséabonds, pour rappeler aux élus, aux décideurs, aux sportifs, aux Kultureux (car la politique n’a pas l’exclusivité du mensonge contextuel…), ce qu’ils ont dit il y a six mois, 1 an, 10 ans… au début de leur carrière !

Ce n’est maintenant qu’à ce prix-là que le Journal local pourra maintenir sa… crédibilité !

« On ne peut pas danser en soirée la veille du week-end avec l’équipe d’un candidat, boire verre contre verre jusqu’à plus soif aux comptoirs du centre-ville toujours avec les mêmes colistiers, et le lundi matin tenter de se refaire une virginité en poignardant dans le dos l’élu avec lequel on a bruyamment fêté la victoire avant que celle-ci ne soit acquise. Où est la déontologie journalistique dans tout ça ? », interpelle l’un(e) des candidat(e)s malchanceu(se)x . Il y a des mélanges de genres qui dérangent, forcément… « Pendant les deux mois de la campagne le Journal local a écrit dans le sens d’une vague et maintenant il voudrait casser cette vague pour nous faire croire qu’il est drapé d’objectivité ?… Un peu tard, non ?, après que les jeux soient fait, pour revenir en arrière… ».

En tout cas, un long travail véritablement professionnel attend le Journal local quand aux déclarations des un(e)s et des autres. Osera t’il se souvenir des propos, et surtout les rappeler, tenus il y a cinq, dix ans ou quinze ans de celles et ceux qui nous dirigent aujourd’hui ? On attend de voir, ou plutôt de lire en l’occurrence, cette chronique nouvelle annoncée depuis hier et à la Une du Journal local : des paroles aux actes.

En attendant ce grand moment de délectation, observons que partout ailleurs, dans la région du Languedoc-Roussillon (à commencer par Montpellier où le nouveau maire Divers Gauche issu du PS Philippe Saurel annonce qu’il est candidat à la présidence de l’Agglo…), mais également plus près de chez nous – à Argelès-sur-Mer, Céret, Thuir… – tous, ou presque, à droite comme à gauche, de droite comme de gauche, les maires des chefs-lieux (traditionnellement la commune la plus peuplée) vont briguer bien sûr la présidence d’une intercommunalité… Même ceux qui ont toujours clamer « Un homme, un mandat ! », même ceux qui ont voté récemment (c’était l’année dernière à peine) la loi contre le cumul des mandats… Le Journal local a t’il prévu à leur intention une piqûre de rappel ? Nous verrons bien. Mais, vous pariez combien ?, que nous risquons d’être (très) surpris, à ce jeu-là, de découvrir le nom de l’élu emphase avec la vérité de son propos et la continuité de celui-ci ? Attachez vos ceintures…