Pierre PARRAT, maire-adjoint de la Ville de Perpignan, communique :

 

 

« La période électorale est propice aux effets d’annonces. Tous les candidats annoncés ne manquent pas de saisir les opportunités qui se présentent pour tenter d’exister ou de se faire connaître. La meilleure manière de réaliser cet objectif consiste à jeter l’opprobre sur leurs adversaires réels ou supposés. A cet égard, il est particulièrement tentant dans la perspective des prochaines élections municipales, de s’emparer de toutes les informations qui sont données pour dénigrer le maire et son équipe

 

Perpignan n’échappe pas à cette tentation séculaire et la communication spontanée par Jean Marc Pujol du dernier rapport de la Cour des Comptes n’a pas manqué d’entraîner de multiples critiques de tout bord. Chacun y est allé de son commentaire croyant avoir décelé dans les conclusions des « sages » une information capitale qui démontrerait, à l’évidence, la mauvaise gestion de l’équipe en place.
Le rapport comprend 81 pages et 32 pages d’annexes. Il est très complet et porte sur les exercices 2012 et suivants. Il examine la gouvernance de la ville, ses relations avec son intercommunalité, sous le double aspect des mutualisations de services et du transfert des compétences, la fiabilité des comptes et la situation financière ainsi que la gestion des ressources humaines.
Les aboyeurs de l’instant, dans leur précipitation à alerter le monde entier, ont oublié l’essentiel. La Cour des Comptes a pour habitude d’analyser, de faire des recommandations et de synthétiser ses constatations.

 

 

Voici ce qu’elle écrit :

 

« Sur la période 2012-2017, la commune de Perpignan a su maîtriser ses charges de gestion et connaît une progression des produits de fonctionnement, dans un contexte de baisse des ressources institutionnelles (si la part forfaitaire de la dotation globale de fonctionnement a baissé de 9,5 M€, la dotation d’aménagement a augmenté de 6,7M€). La progression de la capacité d’autofinancement a permis à la ville de contenir le recours à l’emprunt pour financer des dépenses d’équipement d’un montant cumulé de 222,4 M€, auxquelles s’ajoutent 28,2 M€ de subventions allouées. Si l’emprunt a été mobilisé à partir de 2015, plutôt que la pression fiscale, la capacité de désendettement reste très en deçà des nouvelles règles prudentielles fixées par la loi de finances 2018 qui fixe à 12 ans le plafond de la capacité de désendettement pour le bloc communal. Ces tendances favorables se confirment en 2018. »
Quand on sait que le délai moyen de remboursement du stock de dette de la ville est de 6,20 années en 2018, on mesure la conclusion favorable de la Cour des Comptes.

Enfin, pour compléter l’analyse, il n’est pas inutile de rappeler que Perpignan s’est vu attribuer pour la troisième année consécutive la note de 19,5 /20 pour la qualité de sa gestion, ce qui devrait plutôt susciter des félicitations.
Je ne peux qu’encourager les Cassandre de la politique à lire tranquillement et avec objectivité le rapport qui nous préoccupe. Ils comprendront alors la vacuité de leurs affirmations et laisseront à Jean Marc Pujol et son équipe le sentiment de la réussite concrétisée par une fiscalité en baisse (diminution de la taxe foncière en 2019), des finances en ordre et un investissement constant, tangible et en conformité avec les annonces programmatiques ».