C’est devant une salle des Libertés comble qu’a été débattu, samedi matin à Perpignan, un sujet récurrent d’actualité : la situation actuelle et l’avenir du commerce en centre-ville. Pour ce faire, les organisateurs, les animateurs de l’association « J’aiMe Perpignan » présidée par le maire, Jean-Marc Pujol (UMP), avaient placé ce rendez-vous sous le triptyque : commerce, tourisme et patrimoine.
Une  commission composée d’une douzaine de membres – Camille Otero, Me Pierre-Louis Bassole, Bettina David-Fauchier, Marie-Laure Chetcutti, Iréne Rieu, Françoise Chalade, Chantal Maitrejean, Fabien Planes, Didier Hoiry, Carine Commes et Chantal Gombert en chef d’orchestre) – a planché pendant des semaines sur le sujet.
En introduction, la présidente de la commission, Chantal Gombert, a planté le décor d’un « Perpignan meurtri et endormi, de commerces en souffrance et d’un accueil touristique plutôt défaillant ». Selon elle, la réponse « doit venir des territoires  donc de tous (…). En effet, on a vu nombre de propositions concrétes devant émaner de la municipalité  comme la première heure gratuite de parking, comme la création de deux parcs-relais sécurisés (l’un au Palais des expositions, l’autre à l’ancienne gare routière), la piétonisation du coeur de ville… revoir les sens de circulation dans le quartier de la Gare et le secteur Clemenceau, recréer un marché couvert à Perpignan (trois lieux on été évoqués : l’ancien marché République, la dalle Arago, le bout de la promenade des Platanes à l’emplacement des anciens parcovilles), faire un moratoire sur l’ouverture des grandes surfaces… ».
Mais toujours selon les membres de cette commission, la Municipalité ne peut faire cavalier-seul dans cette « révolution commerciale » du centre-ville : « Les commerçants devaient aussi faire des efforts, une sorte de donnant-donnant  avec la création d’une charte de qualité, s’engager sur un changement des amplitudes horaires (entre midi et 14h, et le soir des animations en ville comme les Jeudis de Perpignan), avec l’achat de chèque parking, en se fédérant en une seule association, et en embauchant un manager de commerce (…) ».
Et justement, hier matin, les membres de la commission avaient amené dans leurs bagages… un « Manager de Commerce«  :
Romain Darchez, actuellement manager de commerce de centre-ville d’Avignon. Il est venu spécialement à Perpignan pour expliquer et rencontrer les commerçants présents. Son rôle est de « mettre en oeuvre le plan stratégique  du commerce de la ville ».
Le coté Tourisme a été traité par des actions et obligations de la même façon avec une approche novatrice, puisqu’un sondage sur les réseaux sociaux avait été réalisé entre le 15 et le 31 mai dernier.
Les réponses : Perpignan évoque le sud de la France, le soleil, la mer, la plage. Les consommateurs souhaitent le développement de nouvelles manifestations festives, ainsi que des animations touristiques en toutes saisons (tourisme des quatre saisons).
Dans le cadre du marketing territorial, des slogans ont été proposés pour Perpignan : Perpignan une et plurielle ; Perpignan le soleil au Cœur ; Perpignan la Méditerranée Catalane… Relocaliser l’office de Tourisme en coeur de ville, créer un fils rouge depuis le Castillet (« le Voyage de Perpignan »), créer un petit train touristique.
« Le lien entre tourisme et commerce c’est le Patrimoine, important et considérable dans notre ville, trop méconnu, et trop souvent fermé pour les visiteurs », a martelé Chantal Gombert, en s’appuyant sur le remarquable rapport de Me Pierre-Louis Bassole, l’un des trop rares acteurs à avoir participé à deux commissions au sein de ladite association, Culture et Patrimoine. C’est donc en fin connaisseur  qu’il s’est passionné pour le sujet.
En conclusion, les intervenants ont appelé à la mise en place, rapidement, très prochainement, d’un partenariat 50/50 entre la Ville et ses commerçants, « seule voie capable de redynamiser le centre-ville », selon le vieil adage que « l’Union fait la force ».
Jean-Marc Pujol, visiblement, a apprécié cette force de propositions, « concrètes et ambitieuses pour la ville ». Et Chantal Gombert de conclure qu’il fallait « réagir plutôt que se lamenter. Action, réaction ! ».