« Après avoir reçu les personnels pénitentiaires de Perpignan le 1er février dernier, j’avais déjà eu l’occasion de regretter l’absence d’avancée sécuritaire pour l’exercice de leurs fonctions malgré la future incarcération des jihadistes français revenus de Syrie. En effet, les installations spécifiques pour radicalisés et les formations professionnelles spécifiques qui avaient été promises à la suite du mouvement social de janvier 2018 ne sont toujours pas réalisées.

L’actualité a malheureusement confirmé cette crainte avec l’attaque terroriste perpétrée par un détenu radicalisé contre deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe.

Alors que les personnels pénitentiaires sont déjà quotidiennement en première ligne face aux difficultés de la société, il est intolérable de rajouter une difficulté supplémentaire à l’exercice de leur profession.

La surveillance des individus radicalisés doit conduire le gouvernement à tenir sa promesse concernant les moyens de l’administration pénitentiaire, et les jihadistes de retour en France n’ont pas leur place dans les prisons de droit commun mais dans des prisons militaires.

Le retour de l’autorité républicaine en France passe par le combat des personnels pénitentiaires ».

Olivier AMIEL
Adjoint au Maire
Politique de la Ville – Logement – Renouvellement urbain