« Municipales à Perpignan : Un système prêt à tout pour sa survie ?

Il ne me paraît pas très étonnant qu’une plainte soit déposée contre le directeur de l’Office Public d’Habitat Perpignan Méditerranée (OPH-PM). Même s’il faut respecter la présomption d’innocence, je ne serais pas plus étonné si celle-ci aboutissait.

Membre du conseil d’administration de l’OPH-PM j’ai démissionné le 1er janvier 2019…

J’ai peu de doute sur la réalité de la confusion des genres et des interventions politiques pratiquées par le directeur de l’OPH-PM pendant la campagne électorale au profit du maire sortant dont il a été le directeur de cabinet.

Il est primordial de ne pas priver les électeurs de leur liberté totale de choix.

C’est dans ce sens que je n’ai pas appelé au prétendu front républicain, extincteur du débat public et alibi moral pour imposer de voter dans un seul sens.

C’est dans ce même sens qu’il serait antidémocratique de laisser faire des pratiques clientélistes par le biais notamment d’un chantage immonde à l’attribution de logements sociaux.

Mais attention : ce système de compromission politique que je n’ai eu de cesse de critiquer pendant la campagne crée ses propres anticorps quand il est menacé.

C’est pourquoi la période que nous traversons rappelle l’entre deux tours de l’élection de 2008 au cours de laquelle le système, prêt à tout, a joué sa survie en débouchant sur la fraude « à la chaussette »

L’élection de dimanche ne doit pas être entachée par des pratiques indignes de notre démocratie ! »

Olivier Amiel
Conseiller municipal et communautaire LR de Perpignan