Dans un communiqué remis aux médias ce lundi de Pentecôte en début de soirée, Olivier Amiel, candidat divers-droite aux municipales sur Perpignan, refuse d’entrer dans le bal des hypocrites qui, depuis souvent bien des mois, ont fustigé la gestion du maire sortant (LR/ Les Républicains), Jean-Marc Pujol, et qui aujourd’hui appellent à le soutenir dans un front républicain « foireux » pour faire barrage au député (RN) Louis Aliot. Il n’est pas question pour Olivier Amiel de payer les musiciens ! 

Olivier Amiel revendique son indépendance, sa liberté de parole et de pensée, il souhaite ton simplement rester dans la logique de ses convictions et des combats passés menés. Personne, en prenant une telle position, ne pourra lui tenir grief d’un soupçon de complicité, de complaisance vis à vis du candidat « frontiste », lui qui dans ses mandats d’adjoint à la Ville de Perpignan et de conseiller communautaire à la Métropole, a été l’un des rares à tenir tête, à faire front à Louis Aliot : « celles et ceux qui connaissent mon parcours ne douteront pas un seul instant de ma bonne foi dans la continuité de mes engagements ! ».

Symbole fort localement d’une opposition aux idées extrémistes, toujours membre du parti Les Républicains (LR), comme d’autres Olivier Amiel refuse aujourd’hui la tambouille politicienne concoctée en coulisses par des appareils de partis qui depuis longtemps n’entendent plus la voix du peuple, il rejette en bloc et sans retrait la mascarade d’un front républicain… qui n’a (plus) rien de républicain.

 

Le communiqué d’Olivier Amiel

« Je n’appellerai pas à voter pour le front républicain à Perpignan

Il ne faut jamais réagir à chaud après une élection, de toute manière l’épidémie et le confinement ne l’ont pas permis.

Plus de deux mois après le premier tour de l’élection municipale de Perpignan, je peux aujourd’hui enfin remercier chaleureusement les Perpignanaises et Perpignanais qui m’ont accordé leur confiance le dimanche 15 mars.

J’ai eu déjà l’occasion de remercier les membres de la liste que j’ai eu le bonheur de mener, composée de professionnels courageux voulant défendre le renouvellement des idées, le renouvellement des personnes et le renouvellement des pratiques politiques dans notre ville.

Je ne crois pas aux consignes de vote : personne n’est propriétaire des voix de ses électeurs, un candidat n’est pas le joueur de flûte de Hamelin qui entraine les petites souris ou les enfants dans son sillage… Chacun est libre de son choix.

En tant qu’acteur politique local, élu au conseil municipal depuis 2009, adjoint au maire depuis 2014, et candidat tête de liste en 2020, je dois donner mon avis mûrement réfléchi grâce au confinement à propos du second tour de l’élection municipale à Perpignan. Un choix donc qui n’engage que moi :

Je n’appellerai pas à voter pour le front républicain, car c’est devenu un extincteur du débat public.

Faire barrage à certains candidats est devenu un prétexte hypocrite et sous alibi moral pour imposer de voter dans un seul sens.

C’est une atteinte manichéenne au pluralisme politique et à l’essence même de la démocratie.

Je n’appellerai pas à voter pour le front républicain derrière le maire sortant de Perpignan car il ne peut conduire qu’au statu quo et à l’entretien des pratiques et des clientèles politiques contre l’intérêt général ».

Olivier Amiel

Candidat à l’élection municipale de Perpignan

Conseiller municipal et communautaire sortant