Communiqué

 

« Elections municipales à Perpignan. Ressaisissons-nous
Le deuxième tour des élections municipales à Perpignan, qui opposera le maire Les Républicains Jean-Marc Pujol au candidat du Rassemblement National Louis Aliot, est un crève-cœur pour tous les progressistes et les écologistes de la ville. Cette affiche, dont personne ne voulait, et qui est lourde de menaces, nous devons à nouveau la soutenir.
Mais le dépit, la colère parfois, que nous en éprouvons ne doit pas nous faire perdre de vue l’essentiel. L’heure n’est pas aux récriminations. Et je regrette vivement les réactions « offusquées » qu’a suscité le retrait de la candidature d’Agnès Langevine, comme les tentatives de faire porter la responsabilité de l’échec de la gauche à EELV*. Tout le monde sait que la responsabilité de l’échec est collective à Perpignan, et qu’aucune liste, qu’aucun des acteurs qui ont participé à la campagne, n’en est exempt.
Je ne répondrai pas ici aux piques ridicules qui visent notre candidate ou notre formation. Je dirai simplement que pour nous écologistes, défenseurs d’une autre relation à l’environnement, d’une société qui soit à l’écoute des plus faibles et fasse de nos différences une force, d’une participation démocratique qui rende à chacun sa dignité de citoyen, la perspective d’une victoire de Louis Aliot est une catastrophe. Et je rappellerai aux Perpignanais de gauche et du centre que, quelques soient les légitimes préventions qu’ils ont à voter à nouveau pour Jean-Marc Pujol, la victoire de Louis Aliot serait pour nous tous comme un affront, et scellerait le déclin de notre ville. D’un système clientéliste et sclérosé, nous passerions à un système extrêmement clientéliste et sclérosant, n’offrant aucune perspective à Perpignan, qui serait livrée à un admirateur de Vladimir Poutine. Rien de moins.
Aussi j’en appelle aujourd’hui à tous ceux qui hésitent devant un choix qui les rebutent. N’oublions pas l’enjeu dramatique de ce deuxième tour. C’est un naufrage démocratique qui nous guette, et notre responsabilité est de tout faire pour l’éviter. Imaginez notre tristesse si Louis Aliot l’emporte. Imaginez notre humiliation chaque fois que nous verrons associé le nom de Perpignan à un parti politique réactionnaire, qui fait de la division et de la rancœur son fonds de commerce. Imaginez, au contraire, notre soulagement si, même en élisant un maire que nous n’aimons pas, nous parvenons à éviter ce désastre.
Perpignanais-es, libéraux, démocrates, progressistes, catalanistes, ressaisissons-nous. Ne laissons pas notre ville tomber par lassitude ou par dégoût. Ce n’est pas digne de nous. Le 28 juin votons contre le candidat du Rassemblement National ».

Nicolas Berjoan, secrétaire départemental et porte-parole régional de EELV.

 

*EELV = Europe Ecologie Les Verts