Jean Vila, maire de Cabestany, conseiller communautaire, co-responsable du groupe progressiste de la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) communique :

 

 

« L’élection de Perpignan est avant tout l’affaire des Perpignanaises et des Perpignanais. Mais aujourd’hui, le danger de voir cette ville tomber entre les mains de l’extrême droite est l’affaire de nous tous

 

FN- RN ne sont que des titres qui changent mais son objectif demeure. Son discours populiste surfe sur une crise sociale sans précédent, et peut séduire toutes les victimes de cette politique de régression sociale.
Mais ces discours ne sont pas nouveaux.

Par le passé, l’Allemagne, l’Italie ont élu, en toute légalité, les pires agitateurs politiques et l’on sait la triste réalité, où ces discours ont mené leur pays. Ce sont des régimes fascistes qui ont vu le jour avec toutes les conséquences dramatiques pour des milliers de gens.
Aujourd’hui, le Brésil avec Bolsonaro est le symbole des politiques menées par l’extrême droite.
Les élus du Rassemblement National sont présents en Conseil communautaire, et tous ceux qui y assistent peuvent découvrir leur incapacité à gérer. C’est d’ailleurs l’aveu de Aliot lui-même dans son interview dans l’Indépendant : depuis six ans, incapables de proposer quoi que ce soit, leurs interventions se limitent à des questionnements, mais jamais une seule proposition pour améliorer le quotidien des habitants de la communauté urbaine.
Ils envisagent de faire appel à des « gestionnaires » pour les aider. Ils semblent oublier que le meilleur gestionnaire, c’est l’ensemble des services administratifs sous la direction des élus bien sûr.
Aujourd’hui il serait irresponsable de notre part de cautionner l’élection de Louis Aliot et de son équipe. S’abstenir, être absent ou voter blanc n’est pas la solution.
Jean-Marc Pujol, dans son interview dans la presse, reconnaît ses erreurs. Mais ça ne suffit pas et il sait que les compétences de Perpignan ont pratiquement toutes été transférées à la communauté urbaine. C’est le lieu où se prennent l’essentiel des délibérations sur les compétences transférées. La communauté urbaine n’est pas une collectivité mais un établissement public de coopération intercommunale. Je crois qu’il serait temps, comme il l’a fait sur sa ville, que Jean-Marc Pujol s’engage publiquement, dans une déclaration, à une gouvernance et un exécutif partagés par l’ensemble des maires de la communauté urbaine.
La compétence n’est pas heureusement une exclusivité des maires Les Républicains ou autres. Tous les maires ont prouvé leurs capacités à gérer dans leur propre municipalité ».