Communiqué (celui-ci concerne un droit de réponse du maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, adressé au magazine « Valeurs actuelles »)…

 

« Quand Valeurs Actuelles manque à toute déontologie journalistique,

Vous publiez dans votre numéro du 18 juin un article de quatre pages sur mon adversaire aux élections municipales : Aliot, dynamiteur du « Front Républicain ».
Vous êtes parfaitement libre de défendre le candidat et l’idéologie de votre choix. Mais la ficelle est, dans le cas présent, vraiment trop grosse !
Vous auriez pu éviter de mettre en exergue un chiffre de 54,05%, qui correspondrait selon vous à une projection réalisée par la Fondation pour l’innovation politique dans le cadre d’une importante étude sur le scrutin de Perpignan. Vous allez même jusqu’à citer cette étude ! Or elle n’existe pas et vous sortez cette citation d’un blog local (‘made in perpignan’) qui n’a rien à voir avec cet institut dirigé par le politologue Dominique Reynié.

-Vous auriez ainsi pu éviter de propager une fausse  nouvelle totalement bidon.
-Vous auriez pu vous renseigner avant d’écrire qu’en 2014 « pas un seul candidat, d’aucune autre liste, ne lui avait alors fait faux bond ». Vous auriez ainsi su qu’en 2014 le candidat socialiste avait déjà déclaré « Ce n’est pas un front républicain parce que le front républicain ne marche pas. » et « je ne donne pas de consigne de vote. ». De même la candidate centriste à nouveau présente en 2020, avait déclaré « Pour le second tour, c’est clair, je ne voterai pas FN et je n’appellerai pas à voter Pujol. Je laisse mes électeurs faire ce qu’ils ont envie de faire ».
-Vous auriez pu donner le nom exact du candidat LREM : Romain Grau et non Roland Grau.
-Vous auriez pu donner des chiffres moins fantaisistes sur le taux de chômage ou le % de logements vacants dans notre ville.
Vous auriez pu éviter de déformer mes propos sur BFM en me prêtant d’avoir passé des « accords secrets » avant le premier tour alors que j’avais seulement dit de manière publique que je prendrai mes responsabilités au soir du premier tour en fonction du résultat.
Vous auriez pu m’interroger sur les « ralliements » que vous évoquez dans votre article. J’aurai pu vous rappeler qu’Alain Cavalière en février avait refusé la sollicitation de Louis Aliot pour lui préférer LREM, (article paru dans l’Indépendant du 3 février dernier). J’aurai pu vous donner la tribune d’Olivier Amiel paru le 14 septembre sur un site local, dans laquelle il disait « Il est évident que je ne m’allierai jamais avec l’extrême droite de Louis Aliot et je suis d’ailleurs le seul élu de droite à l’avoir clairement exprimé, comme l’a rappelé le quotidien national Libération (le 17 juin 2019) qui n’est pas vraiment de mon bord politique. Je ne partage aucune valeur avec l’extrême droite de Louis Aliot, c’est un fait. » J’aurai pu vous montrer les mails envoyés par André Bonet fin janvier 2020 à l’un de mes colistiers auquel il s’adressait à lui comme « ami et futur adjoint » et soulignait que « JMP est un excellent maire ! » Cela vous aurait permis de relativiser largement la portée idéologique de ces ralliements tout à fait opportunistes.
Vous auriez pu me demander mon avis sur la qualification que je portais envers Louis Aliot. Je continue assurément à dire qu’il est largement inspiré et entouré par l’extrême droite. Il se compare volontiers à Robert Ménard. Pour ma part, je distingue totalement leurs parcours respectifs. L’un fondait l’association Reporters sans frontière et menait une carrière professionnelle pendant que l’autre vivait de la politique à l’ombre de Jean-Marie puis Marine Le Pen.
Je pourrais poursuivre longuement cette énumération. Cet article est donc parfaitement indigne des valeurs que vous prétendez défendre. Il est de notoriété publique que son auteur, Arnaud Folch, est un proche de Louis Aliot. Ceci explique sans doute cela… ».
Jean-Marc Pujol (LR), maire de Perpignan.