Affligeant, consternant.

La lecture des communiqués de presse émanant des personnels politiques et partis perpignanais au lendemain de l’élection de Louis Aliot (RN) à la fonction de maire de la ville est atterrante, pour le moins.

Ont-ils au minimum compris ce que les Perpignanais.e.s ont exprimé le dimanche 28 juin 2020 ?

Pas sûr.

Pire : leurs contenus piteux, diaboliques, surréalistes, mensongers parfois, souvent même dans une insupportable rhétorique récurrente et redondante, amènent à de troublantes questions : ces partis politiques-là, de Gauche, de Droite, du Centre et d’Ailleurs (plutôt) vivent-ils à Perpignan ? Connaissent-ils la ville ? L’aiment-ils ?… Sont-ils dans notre époque ?… Car c’est nawak !

Beaucoup plus pire : ils se disent prêt à recommencer en 2026. Sur les mêmes ruines (de leurs idées politiques), avec les mêmes personnes, sous les mêmes étendards, drapés dans leurs slogans ringards, usés par des convictions qui depuis 1959 n’ont pas réussi à franchir la Basse pour marcher sur La Loge. Désopilant, abracadabrantesque et comique à la fois par certains côtés qui ne sont pourtant ni risibles ni distractifs. A moins que ces effets-là (pro)viennent du gaz hilarant que l’on trouve dans les recharges de siphon à crème chantilly, très en vogue dans la jeunesse perpignanaise actuellement.

Qu’ils continuent ainsi, et Louis Aliot est assuré d’avoir de beaux mandats en perspective devant lui ! Avec ces analyses-là et ces réactions-là, ce n’est pas demain la veille qu’ils le « déLogeront » !

L.M.