Voici la réponse du PCF’66 à l’éditorial de Luc MALEPEYRE sur Ouillade.eu :

 

« Luc MALEPEYRE est un journaliste trop averti de la vie politique pour ne pas avoir observé que l’Assemblée Citoyenne, dont est issue la liste «L’Alternative! Perpignan écologique et solidaire», a vu le jour il y a déjà plusieurs mois.

Le PCF en est partie prenante depuis le début, il n’est donc pas juste d’affirmer que Françoise FITER et les communistes s’opposent à qui que ce soit à gauche. En revanche, le même journaliste aura noté que l’autre candidature de gauche aux municipales de Perpignan, est arrivée bien plus tard, sans prévenir, ou si peu, ses possibles partenaires.

Pourtant, ce même blog peut en témoigner, les communistes de Perpignan n’ont cessé et cela continue, d’en appeler publiquement au dialogue, au rassemblement, au dépassement des égos, pour arriver à une liste commune de toutes les forces progressistes, écologistes, de gauche dans l’intérêt de Perpignan et de ses habitants.

Nous avons jusqu’à la semaine dernière, et encore aujourd’hui, multiplié les réunions multipartites, les rencontres individuelles, les têtes à tête pour que toute la gauche et l’Assemblée Citoyenne se voient, se parlent, constituent une liste et un projet commun, partagé avec un maximum de perpignanais. 

Certains n’ont laissé aucune chance à cette démarche, ce n’est pas notre cas ! Sans être naïfs, nous y croyons encore et nous pensons que les gens de gauche sont en capacité de l’imposer, pour battre la droite, empêcher l’extrême droite de faire main basse sur Perpignan, n’hypothéquer aucune des chances de conserver à gauche le Département et la Région.

Carole DELGA et d’autres, devraient y réfléchir à deux fois et tenter jusqu’au bout la liste commune. Que chacun se rassure, le PCF, auquel on donne tout à coup beaucoup d’importance pour un parti plusieurs fois enterré, mûrit une réflexion collective et a une boussole claire à chaque élection : défense des populations, valeurs progressistes et écologistes, participation citoyenne, lutte contre la droite, l’extrême droite, défense des libertés et des droits sociaux et civils qu’ils soient individuels ou collectifs.

Cela nous conduit à nous battre pour des listes de large union citoyenne et politique, de gauche, progressistes et écologistes aux élections municipales ; à avoir choisi l’union de toute la gauche aux élections départementales où la menace était la prise du département par la droite avec la complicité du FN, d’avoir choisi aux régionales, en fonction d’un mode de scrutin différent et d’un danger moindre de l’extrême droite une liste conduite par… Agnès LANGEVINE, où nous étions en deuxième position, avec le parti de Jean-Luc MéLENCHON, des catalanistes et des citoyens non encartés.

L’incohérence n’est pas de notre côté ! Pour terminer, voici les quelques mots livrés au quotidien d’aqui par la tête de liste que vient de se donner l’Alternative le 30 novembre, (alors que d’autres se sont unilatéralement déclarés il y a plus d’un mois) : « On a toujours adhéré au principe d’une seule liste à gauche. Quand on a lancé notre appel et le manifeste qui sert de base à notre mouvement, on avait cette ambition d’une seule liste de transformation écologique et sociale de gauche. On a constaté la candidature d’Agnès LANGEVINE. On le regrette car notre porte était ouverte. Aujourd’hui on constate qu’à Perpignan, cela n’est pas possible, mais ce n’est peut-être pas trop tard et on verra ce que l’avenir nous réserve ! ». Vous pouvez chercher vous ne trouverez pas l’équivalent de cette position dans la bouche d’aucun autre candidat-e- ou responsable politique de gauche. Cette position de l’«Alternative » est défendue par le PCF, qui encore une fois est à l’origine d’une prochaine rencontre qui aura lieu entre les représentants des deux listes en question. A suivre ».