Communiqué de presse.

 

« Perpignan a longtemps été la première commune agricole du département et même si ce n’est plus vrai aujourd’hui avec la division par deux de la surface agricole dans les Pyrénées-Orientales, notre ville reste dans le trio de tête avec près de 1500 hectares de terres consacrées à l’agriculture

 

1 / La première mesure est de préserver justement ces terres consacrées à l’agriculture afin de faciliter le renouvellement des exploitations (ceux qui souhaitent poursuivre leur activité, s’agrandir ou s’installer) face à la pression foncière liée à l’urbanisation.

2 / La seconde mesure est d’éviter le saupoudrage en matière d’aides au monde agricole par la collectivité publique.
C’est pourquoi je souhaite que la communauté d’agglomération confie une délégation de compétence au profit de la Chambre d’agriculture.
Cela n’empêchera pas aux élus de la ville de Perpignan et de l’agglomération de fixer des objectifs et de manifester des orientations politiques, mais cela concentrera surtout les efforts avec la garantie de l’expertise et de la représentativité de la Chambre.

3/ Dans ces objectifs, je souhaite que nous puissions entretenir les friches (qui représentent 20% des surfaces agricoles) afin qu’elles soient prêtes à être exploiter, sécurisées en matière de risques d’incendie, avec des terres maintenues fertiles, et embellies pour l’image du territoire. Il s’agira d’un système incitatif (subventions) mais aussi coercitif en cas de mauvaise volonté du propriétaire.

4/ Nous devons imposer aux grandes surfaces un soutien à la production agricole locale. Le poids de l’agglomération peut permettre un rapport de force favorable.

5 / Il faut continuer d’accompagner la production bio sans diaboliser le conventionnel et en développant le raisonné. La qualité peut et doit se retrouver dans ces trois types de production. Nous soutiendrons donc toute l’agriculture locale avec les circuits courts pour fournir des fruits et légumes de qualité dans les cantines scolaires.

6/ Si le partage de la ressource en eau est un enjeu essentiel pour notre territoire, je ne souhaite pas qu’il se fasse au détriment de l’agriculture. Nous défendrons cette position face à l’ensemble des acteurs publics qui doivent reconnaître les efforts déjà fournis par la profession agricole en matière d’économie d’eau.

7/ Je veux enfin développer l’innovation au service de l’économie agricole comme les solutions « de précision » qui permettent à la technologie le traitement personnalisé voire le remplacement de la chimie par la mécanique afin d’avoir moins d’impact sur l’environnement, ainsi que l’utilisation de l’Intelligence artificielle pour détecter les maladies des vergers comme la sharka ».

Olivier AMIEL