Le dérèglement climatique n’est plus à démontrer !
A présent, c’est un sujet universel.
Chacun peut constater et même ressentir ses conséquences, même à Perpignan.
La gestion de nos ressources et l’utilisation de notre espace commun sont des sujets essentiels pour la ville de demain.
Nous devons accompagner ces évolutions en améliorant notre manière de vivre en milieu urbain car c’est bien là que se concentrent les populations.

 

L’objectif est simple : nos villes doivent devenir plus vivables donc nous devons les penser plus durables. L’enjeu est de taille !
Et Il ne s’agit pas simplement de verdir la ville.
Notre démarche vise à améliorer la qualité de vie en ville et à participer à la protection de la nature. Nous allons permettre aux Perpignanais et aux Perpignanaises d’agir pour eux-mêmes et pour les générations futures.
Ensemble, nous réussirons à élever Perpignan au rang des villes-jardins éco-responsables et durables.
D’autres villes dans le monde l’ont fait, pourquoi pas Perpignan ?
Le rôle de l’équipe d’Olivier Amiel est d’apporter des réponses en termes d’action publique : des réponses pragmatiques, concrètes et responsables.

 

 

Le projet de végétalisation s’articule autour de trois grands axes

 

1/ Densifier massivement nos espaces verts
2/ Stimuler notre économie verte locale
3/ Placer l’humain au centre des actions.

 

Nos propositions : 
1/ Tout d’abord, densifier massivement nos espaces verts dans et autour de la ville
Aujourd’hui, ce n’est plus un secret l’arbre en ville rend de nombreux services :
Des services de régulation, il fixe le CO2, des polluants, régulation de la chaleur, d’approvisionnement en matière première, de soutien la biodiversité et de supports culturels et sociaux.
Selon l’ADEME “l’emploi judicieux d’arbres d’ombrages, de murs végétalisés, de toits verts permet de diminuer la température de 3 à 5°C et de 50 à 60% la consommation en énergie pour la climatisation.”
A savoir, « L’îlot de chaleur urbain » est un facteur aggravant de la pollution atmosphérique et de ses conséquences sur la santé.
C’est pour ces raisons que notre équipe estime qu’il est indispensable de planter des arbres.
1. Nous allons donc planter 100 000 arbres plantés sur la durée du mandat, cela représente plusieurs 100n d’hectares dans et autour de la ville
2. Deuxième mesure : créer 1 voie verte par an et par quartier, la ville en compte cinq donc trente voies vertes pendant la durée du mandat.
Par voie verte, on entend : rue et avenue végétalisées :plantation d’arbres, végétalisation des murs et des toitures, création de potagers participatifs
3. Inviter les particuliers et professionnels à verdir leurs toits, façades et habitations mais également à diminuer leur consommation en énergie ainsi que leur bilan carbone : nous les aiderons par des guides, des tutoriels et des formations.
4. Le pilotage et la gestion des plantations seront facilités par les outils informatiques déjà existant.

Cela permettra d’enrichir les sols, purifier l’air, créer des îlots de fraîcheur, de développer la biodiversité et de créer du lien social entre les citoyens.
Déjà en 2017, le laboratoire CRESEM de l’UPVD organisait une journée d’études sur «Le Végétal dans son milieu urbain ». Cette année, le colloque “Réenchanter le sauvage urbain : percevoir, penser et vivre avec la nature en ville” a rassemblé 24 pays, 100 communicants et plus de 200 participants.

 

 

2/ Deuxième grande proposition : stimuler notre économie verte locale
La situation géographique de Perpignan, la quantité et la qualité ses ressources naturelles, le tissu économique déjà existant et celui à venir, les outils d’enseignement et de formation Tout au Long de la Vie ainsi que les laboratoires de recherches font de Perpignan une “pépite verte”.
Notre ambition est de faire de Perpignan une référence en France en matière de végétalisation urbaine et d’innovation appliquée au développement durable :
1. Soulignons et valorisons le travail formidable déjà effectué par les agents de la Ville, les agriculteurs, les acteurs de l’économie verte locale et les citoyens engagés
2. Optimisons et créons du lien entre les exploitations agricoles, les lieux dédiées à la formation, la recherche et à l’expérimentation (laboratoires, Fab Lab, plateforme technologiques, …) mais également avec les start-up pour stimuler l’innovation en matière végétalisation urbaine et développement durable.
4. L’économie verte a déjà créé 11 millions d’emplois à travers le monde dont 2 millions en Europe.
En France, c’est près de 900 000 emplois en 2016 (selon l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte) plus de 500.000 offres d’emploi en 2018 (selon le rapport de l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte,publié en juin 2018, près de 560 400 offres ont été déposées par des employeurs à Pôle Emploi sur les métiers de l’économie verte, soit 16,5 % des offres d’emploi totales collectées par l’opérateur. L’année 2017 avait enregistré une augmentation conséquente des offres, en particulier sur les métiers “verdissants” (+33%).
Parmi les filières prometteuses, citons les énergies renouvelables et l’économie circulaire :
> Rappelons que la loi de transition énergétique fixe l’objectif de 40% d’énergies renouvelables dans la production d’électricité d’ici à 2040. Ce qui pourrait générer 240 000 emplois en France d’ici à 2020 (Cired) et 825 000 d’ici à 2050 (Ademe), rappelle l’Observatoire. Selon l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), « la France est au 3e rang des employeurs européens du secteur. » (source Strat Les Echos).
Ce que nous cherchons à démontrer ici, c’est qu’il est grand temps ! il est temps d’actionner le mouvement, La Révolution verte est enclenchée !
Alors enclenchons le pas et osons ! Il est temps pour Perpignan d’entreprendre ses grands changements !

 

 

3/ Et troisièmement, et c’est essentiel : placer l’humain au centre des préoccupations en prenant en compte tous les habitants, de nos enfants à nos aînés
Tout d’abord, soulignons que l’éducation est un enjeu majeur.
Nous mettrons en place le programme de sensibilisation au développement durable des plus jeunes notamment dans les cantines scolaires et nous inciterons au compostage ainsi qu’à la réduction de l’utilisation des emballages plastiques. Les filières courtes seront valorisées ainsi que le travail des agriculteurs locaux.
1. Chaque année, nous proposeronsaux élèves de CP de planter chacun un arbre. Ils pourront suivre l’évolution de leur arbre avec leur famille.
2. Nous accompagnerons les personnes vulnérablesà travers des journées de partenariat avec les EHPAD, les établissements sociaux et médicaux. Des programmes adaptés aux différents publics seront proposés sur le thème de la végétalisation urbaine. Les aînés seront encouragés par les plus jeunes et inversement.
Dans le cadre de la politique de gestion des ressources, le citoyen joue le premier rôle :ous mettrons en place le challenge « je verdis ma ville»
Les jardins participatifs seront créés. Déjà 20 parcs municipaux sont répertoriés. Chaque année, sera créé un espace vert participatif ou le citoyen sera acteur des plantations. Les variétés comestibles seront proposées à la plantation.
Nous installerons des stations de compostage dans chaque quartier de la ville. Nous inciterons au tri sélectif : “Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas”.

Ces actions sont primordiales pour recréer le lien entre nous et la terre, entre notre consommation et notre assiette, entre la qualité des aliments et notre santé.
Le lien intergénérationnel est primordial dans la transmission des valeurs. La compréhension et la protection de la nature seront des enjeux majeurs pour les générations futures.
Pour conclure, j’attire votre attention sur le mouvement universel :
New-York avec la high line parc, l’Allemagne avec Plant-for-the-planet, le Pakistan avec le Billion Tree Tsunami, La Chine avec la Ville-forêt, Singapour avec sa Ville-jardin, les pays-bas avec ses mini-forêts, Paris avec la coulée verte, Lyon avec ses 300 parcs et jardins pour que chaque habitant soit à moins de 300m d’un espace vert,
Tous ces exemples nous poussent et nous incitent à basculer vers une politique de ville centrée sur l’urbanisation verte, le bien-être de ses habitants et le respect de la nature, pour nos enfants, pour le bien de notre planète !
Ensemble végétalisation la ville.
Ensemble réalisons le Rêve de la ville-jardin pour Perpignan !

 

Stéphanie FALCOU

 

 

Ce qu’il faut retenir du programme de végétalisation de la ville de Perpignan
sur les 6 prochaines années :

100 hectares de terre à planter
100 000 arbres d’essences adaptées
3,5 millions de kg de CO2 absorbés / an
1,5 million kg d’O2 créés / an
30 voies vertes (végétalisation murs, toitures, parcs, potagers participatifs)/an
20 potagers participatifs
Les écoliers des classes de CP sensibilisés chaque année
Tous les Perpignanais et Perpignanaises sensibilisé(e)s.