Communiqué.

 

« Dans son entretien au journal Le Monde hier, Agnès Buzyn (Ministre de la Santé à l’époque) révèle qu’elle a informé le Président Macron de la gravité de la situation le 11 janvier, puis le Premier Ministre le 30 janvier en lui signifiant la nécessité de reporter les élections municipales pour cause de pandémie du Covid19.

Jeudi 12 mars lors du débat organisé par France Bleu Roussillon et L’Indépendant pour l’élection municipale de Perpignan nous avons été interrogés seulement sur le probable report du scrutin en attendant l’allocution du Président de la République le soir même.

J’ai été le seul des candidats à critiquer « l’imprévision et l’amateurisme du gouvernement ». Si la situation sanitaire était grave au point d’annuler l’élection cela voulait dire que c’était grave depuis longtemps et que nous aurions dû l’annuler bien plus tôt !

Pour les deux élus macronistes, le maire sortant LR Jean-Marc Pujol et le député LREM Romain Grau, il fallait faire confiance à « l’homme seul » (sic) qu’était le Président de la République dans son bureau, ma réaction n’étant pour eux qu’un « petit débat politicien »

On se rend compte aujourd’hui que ce gouvernement et ce Président ont laissé la population se déplacer voter dimanche pour annoncer dès le lundi son confinement total…

Ils étaient donc informés de la situation et des dangers de ce maintien du scrutin depuis fin janvier ! Ils ont donné la préférence à des intérêts politiciens au détriment de l’urgence sanitaire ! ».

Olivier Amiel