A lire et à entendre certains des principaux acteurs locaux des prochaines élections municipales, l’avenir de Perpignan se résumerait… au quartier Saint-Jacques !

Alors que des pans entiers dans d’autres quartiers de la ville sont dans la mouise, au quotidien, pour des raisons de mobilité, pour des problèmes d’accessibilité, de déshérence culturelle, sociale et économique, voilà que les « boboïstes » reviennent au galop comme à chaque rendez-vous électoral pour nous braquer leurs projecteurs sur un groupe de guitaristes.

Aussi talentueux soient-ils (les musiciens), cela n’est pas sérieux. Cela pue le clientélisme (politique) à tous crins ! On se croirait revenir dans les pires années soixante-dix, quatre-vingt, quatre-vingt-dix, ces années-là où celles et ceux qui squattent encore la scène politique locale débarquaient avec des chèques en blanc, avec des appareils ménagers recyclés, avec des scooters en guise de promesse de Dame Lune !

Saint-Jacques pèse moins de 5% de la population et de l’électorat de la ville. Les 95% restant devraient continuer à être des Perpignanais de seconde zone dans l’action (et le programme) de celles et ceux qui veulent diriger la municipalité demain ?

Ce n’est pas Saint-Jacques (FARRAN ou autre version relookée) qui fera l’élection de mars 2020, mais bien le « dégagisme » dans lequel s’invitent de plus en plus de Perpignanais. Ces derniers déclarent souvent être écoeurés d’assister à l’utilisation de méthodes poussiéreuses, sulfureuses et honteuses, loin très loin de réhabiliter tous les atouts de la si belle ville qu’est Perpignan… et dont nombre de Français envient le climat, la position géographique « entre mer Méditerranée et montagne des Pyrénées », l’ambiance latino, une certaine fierté aussi.

Dommage. Quel foutu gâchis ! Les candidats aux prochaines élections municipales ont encore un peu plus de trois mois, ou un peu moins de quatre selon où on se place, pour redresser la barre, pour changer leur fusil d’épaule, comme on dit… Mais beaucoup de Perpignanais.e.s, désabusés parce que trop souvent trompés et menés en bateau (et revoila le radeau de la méduse) n’y croient plus, tellement le mal est fait.

 

Luc MALEPEYRE