Communiqué de presse.

 

 

« L’Alternative ! » dévoile réellement les enjeux de la fiscalité locale à Perpignan, tandis que d’autres s’agitent comme des cabris !

 

Etre capable de diriger une ville de 120 000 habitants comme Perpignan, c’est prendre conscience des enjeux induits par des questions structurantes. La fiscalité locale s’y prête aisément. Le dossier paru sur le sujet dans L’Indépendant lundi 27 janvier est à cet égard édifiant.
La quasi-totalité des candidats interrogés fournissent en effet des réponses inquiétantes et/ou dérisoires. Visiblement, les différentes nuances de droite semblent converties chacune à leur manière aux vertus de la prétendue théorie du ruissellement. Il s’agit de baisser la fiscalité sur les entreprises, sans qu’un mot ne soit dit sur les services publics ou les populations les plus modestes. Cette politique de l’offre, qui s’accompagne au final de toujours plus d’austérité pour le plus grand nombre, a été mise en place au niveau national sous les derniers quinquennats, de Nicolas SARKOZY à Emmanuel MACRON en passant par François HOLLANDE. Pour des échecs avérés, mais en creusant encore davantage les inégalités et les injustices.
Heureusement que la candidate de la liste citoyenne « L’Alternative ! Perpignan écologique et solidaire », Caroline FORGUES, rehausse notoirement le niveau des débats. Elle est la seule à employer les mots de solidarité et de service public. Voilà des termes qu’il est rassurant de lire dans cette grisaille ambiante !
Elle est surtout la seule à indiquer que la fiscalité locale, non progressive et assise sur des bases dépassées, est injuste. Et contrairement à l’impôt sur le revenu, même s’il faudrait augmenter le nombre de tranches pour le rendre encore plus progressif et redistributif (ceci étant compétence de l’Etat). Mais de telles remarques nécessaires sont en opposition frontale avec la théorie du ruissellement que les notables locaux, de Louis ALIOT à Romain GRAU en passant par l’actuel locataire de la mairie, pour ne citer que quelques noms (pardon à ceux que j’aurais oubliés), reprennent de manière frénétique à leur compte.
La principale chose qui compte, c’est le ratio entre fiscalité locale et services rendus dans une perspective de redonner du pouvoir d’achat dans un objectif de solidarité. Car la fiscalité locale pèse plus douloureusement sur les catégories modestes, contribuant à retirer du pouvoir d’achat à ceux qui en ont déjà le moins. Mais symétriquement, une perte de ressources pour les collectivités locales conduit à un abandon des services publics (il suffit de regarder Perpignan mais aussi les politiques pour s’en persuader). Cela se traduit toujours en fin de compte par une perte de pouvoir d’achat pour les citoyens en raison de la marchandisation de services publics.
L’enjeu essentiel n’est pas de s’agiter comme un cabri en criant « moins d’impôt ! », mais de dire au contraire quels types d’impôts, et pour en faire quoi ? Les réponses à ces questions se nomment orientations budgétaires qui constituent la colonne vertébrale d toute politique municipale cohérente. Les propos tenus par la liste citoyenne «L’Alternative ! Perpignan écologique et solidaire» s’inscrivent dans cette logique. Car les évolutions de la fiscalité localen qui doivent satisfaire les services publics fondamentaux, sont en réalité une manière de redonner du pouvoir d’achat (ou pouvoir de vie) aux plus modestes.
Dans le court paragraphe dédié à chaque candidat, il n’a pas été possible de dénoncer la baisse des dotations budgétaires de l’Etat, qui pousse les collectivités locales à compenser en augmentant cette fiscalité locale injuste. Sont ainsi actionnés les leviers d’un gigantesque transfert de richesses au bénéfice des plus aisés. Le combat est éminemment politique au sens premier du terme : la définition de l’intérêt général.
En 400 signes, il est certes difficile de tout dire. Mais, d’un autre côté, c’est fou ce que d’autres peuvent dire comme bêtises en si peu de place ! ».

 

Francis DASPE, animateur de groupe d’action de La France Insoumise