Communiqué de presse.

 

« L’insécurité n’est pas qu’un sentiment alors que Perpignan est la 4e ville sur 100 où on risque de se faire agresser avec 75 coups et blessures pour 10 000 habitants (source ministère de l’Intérieur).

Les fusillades entre bandes rivales ces dernières semaines montrent même une certaine escalade dans la violence et le sentiment d’impunité des voyous. Face à cette situation le gouvernement ne semble pas se préoccuper de la situation puisque Perpignan ne compte toujours pas de « Quartier de reconquête républicaine » (et donc de moyens supplémentaires) d’après l’annonce récente du ministère de l’Intérieur du 6 septembre.

Se lamenter du désengagement de l’Etat ne changera rien à la situation des habitants de Perpignan, c’est pourquoi nous proposons une réelle politique de sécurité publique basée sur la proximité et la tolérance zéro.

1. Une police municipale de proximité territorialisée autour de l’îlot

Nous approchons des 160 agents dont une centaine sont opérationnels sur le terrain. C’est un ratio nécessaire et suffisant par rapport au nombre d’habitants, mais nous souhaitons une répartition plus affinée grâce à un retour de la sectorisation et une nouvelle organisation horaire notamment la nuit.

La police municipale de proximité consistera à organiser un maillage étroit du territoire. Rien ne remplace la présence effective de policiers sur le terrain. Il faut s’inspirer de la notion d’ilotage avec le retour de la sectorisation à Perpignan. Les secteurs regroupant plusieurs îlots, disposeront chacun d’une unité de police de proximité affectée sur ce territoire avec un chef d’équipe seul responsable de la sécurité. Ce découpage se fondera sur l’étude approfondie de la cartographie de la délinquance sur chacun de ces quartiers, en fonction de leur spécificité (superficies, densité de la population, types d’habitat, zones commerciales, zones de loisirs, état de la délinquance).
Ce chef d’équipe devra faire preuve d’esprit d’initiative pour « organiser » son quartier afin d’y traiter les questions de sécurité.
Le contact permanent avec la population doit être « institutionnalisé ».

Sur le terrain, l’îlotier sera à l’écoute constante de la population de son territoire ; il s’agira d’un échange et le policier fera remonter l’information vers sa hiérarchie. Il sera accessible parce qu’il connaîtra bien sa population.

Des réunions entièrement consacrées aux problèmes d’insécurité seront régulièrement organisées dans le cadre des conseils de quartiers avec la participation de la police nationale.

Les îlotiers disposeront d’un point d’ancrage : le bureau de police, lieu d’échange, de rdv avec la population, ouvert au public selon des horaires modulables en fonction des périodes de l’année des vœux des habitants, sur le modèle des « Koban » japonais qui sont des petits commissariats disséminés sur l’ensemble de la ville. Ces petites entités (deux, trois agents) un peu partout dans Perpignan vont permettre de rassurer avec des interventions rapides possibles, d’occuper le terrain face aux dealers et bandes stagnantes, de répondre à une demande de proximité et de lien social entre la population et les forces de l’ordre.

La présence policière autour des îlots (entre 10 et 15 sont prévus) s’opèrera essentiellement par patrouilles pédestres, visibles, c’est-à-dire dissuasives pour le délinquant et rassurantes pour nos concitoyens.

2. Une autorité publique soutenue qui tend vers la tolérance zéro

Après convocation des familles de mineurs délinquants, nous pourrons aller jusqu’à la suspension de toutes les aides municipales à celles qui refusent l’accompagnement pédagogique. Cet accompagnement pourra concerner du soutien scolaire, des travaux d’utilité publique, et même de recadrer ces jeunes lors de « séjour de rupture » avec une discipline stricte.

Si on responsabilise les agents municipaux avec la territorialisation autour des îlots c’est qu’on leur fait confiance, il faut donc les soutenir sans aucune retenue.
Les voyous doivent respecter et craindre la police. C’est pourquoi nous instaurerons une présomption d’innocence pleine et entière envers les agissements de nos agents face aux délinquants. Nous défendrons l’action de notre police jusqu’aux tribunaux face à une partie de la justice trop souvent laxiste face aux voyous, pour défendre son honneur, son action, ses femmes et hommes.
Ainsi soutenue et respectée, la police municipale pourra tendre vers la tolérance zéro attendue par nos concitoyens ».

 

 

Présentation du programme de « Pacification, sécurité et tranquillité publique », hier mercredi 18 septembre 2019…

Ci-dessus : Olivier AMIEL, candidat à l’élection municipale de Perpignan, et Robert FOLCHER, contrôleur général honoraire de la Police nationale, commissaire divisionnaire. Robert FOLCHER a été directeur départemental de la Police Nationale dans les Pyrénées-Orientales (1990-1997), conseiller technique pour la sécurité au cabinet du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, initiateur de la police de proximité (1999-2000), chargé de mission au cabinet du Directeur Général de la Police Nationale (2000-2002), conseiller municipal de Perpignan (2009-2014)… et adjoint au maire à la Sécurité au Grau-du-Roi dans le département du Gard (2014-2015).