Louis ALIOT, député de la 2e circonscription des P-O, conseiller municipal et communautaire d’Opposition de Perpignan communique :

 

 

« À Perpignan, les socialistes désertent…

Historique et a méditer : le PS Perpignanais et ses héritiers bourquinistes désertent la capitale du Roussillon pour tenter de sauver ce qui peut l’être dans un canton et une ville supposés « acquis » à la gauche socialiste

 

Mais à l’heure du « dégagisme » général et des déconvenues électorales des partis du système, y’a t’il encore des territoires acquis pour tels ou telles ? J’en doute.

Ce n’est plus un repli stratégique, c’est un délabrement.

Et cette capitulation en pleine campagne a ses raisons que bien peu analysent avec clairvoyance.

Car comment se fait-il que le PS résiste encore bien dans certaines parties du pays et pas dans d’autres ?

– la 1ère raison est nationale : la déconfiture de la gauche au pouvoir et l’énorme naufrage du socialiste François HOLLANDE à la présidence de la république. Une politique sociale désastreuse, un patriotisme hésitant et un copier-coller des mesures ultra-libérales de Bruxelles l’ont déconsidéré aux yeux de ses plus fidèles soutiens. Sans parler de ses grosses bourdes et de ses frasques : Leonarda, les sans-dents etc…le scooter, etc….

– À Perpignan, c’est le sabordage des municipales de 2014 qui coûte cher aux socialistes, car en retirant au second tour sa liste de gauche plurielle pour sauver le siège du maire sortant de « droite » contre une fantasmatique extrême-droite que j’étais sensé représenter, le PS perpignanais a signé sa disparition progressive.

C’est depuis cet épisode de retrait délirant que le processus d’effacement progressif s’est enclenché.

L’absence assumée et provoquée pendant six ans du conseil municipal de Perpignan est apparue comme un suicide politique. Les électeurs n’aiment pas les petits arrangements…

À Béziers mon ami Robert MéNARD a gagné en triangulaire et les habitants ne s’en portent que mieux. Les LR et la gauche s’opposent au conseil municipal. C’est cela la démocratie et le respect du pluralisme républicain.

Par ailleurs. La gauche et le PS n’ont pu préserver le conseil départemental que par le tripatouillage des cantons, la réforme de la carte électorale et la bêtise de la droite qui refuse obstinément notre main tendue.

Au niveau de la région, alors que nous étions largement devant en Languedoc-Roussillon, c’est encore grâce au tripatouillage de la fusion des régions que la gauche a pu sauver ses prébendes grâce à son ancrage en Midi-Pyrenees.

Depuis, Emmanuel MACRON a terminé de dépecer le monstre en emportant derrière lui des cohortes d’opportunistes ou de miséreux intellectuels qui à l’image d’un Jacques CRESTA, jouent les seconds couteaux sur la liste des traîtres en marche hautement symbolisée par la girouette Romain GRAU.

En conclusion : c’est en défendant ses convictions et en s’exprimant dans les assemblées institutionnelles qu’on respecte le mieux les choix de ses électeurs.

C’est aussi ça, la république ! ».

 

Louis ALIOT