– Photo ci-dessus : Jacques Clostermann et Louis Aliot (FN), tête de liste de Perpignan Ensemble.

Hier matin, dans la permanence électorale de l’équipe Perpignan Ensemble du Rassemblement Bleu Marine, la tête de liste Louis Aliot (FN) accueillait « un soutien de poids » en la personne du sémillant Jacques Clostermann, 64 ans, fils du Compagnon de la Libération Pierre Clostermann – « as des as », héros de la Seconde Guerre… et ancien député UDR dans les années 50 à 60 – et président du Comité de soutien du candidat « Frontiste » dans ces élections municipales des 23 & 30 mars prochains.

Lors de cette conférence de presse, Jacques Clostermann n’a pas mâché ses mots concernant la classe politique catalane locale dont il a souligné à maintes reprises qu’elle était la principale cause « du champ de ruines qui malheureusement caractérise ce département des Pyrénées-Orientales (…). En 1993, lorsque je me suis présenté aux élections législatives sur la 4ème circonscription des Pyrénées-Orientales, sous l’étiquette RPR-Dissident, j’avais obtenu alors le soutien du CNIP, j’ai rencontré des gens formidables. J’ai adoré ce territoire. Vingt ans plus tard, vingt ans plus loin ?, je constate que localement les systèmes perdurent. Ces systèmes sont anesthésiants. Le territoire des P-O doit en finir avec cette problématique qui perdure depuis vingt ans ! Le département mérite un peu d’air frais, et aujourd’hui seul Louis Aliot est porteur de cet espoir (…). Moi, je me bats pour une société en équilibre, pour sortir notre pays du gigantesque flop dans lequel les socialistes l’ont plongé. Pour cela, il faut sortir des clivages et faire échec à tous ces hommes politiques qui avancent avec de faux nez (…) ».

De sa campagne électorale de 1993 sur la 4ème circonscription des P-O – Où la famille Clostermann possède une résidence dans la commune de Montesquieu-des-Albères – parmi ces rencontres formidables dont il décrit à souhaits et à coups d’anecdotes les personnages, Jacques Clostermann se souvient plus particulièrement de l’un d’entre eux : « Il ne me parlait que de Jean Codognès, qu’il venait de rejoindre après avoir quitté Henri Sicre. Il me disait de Jean Codognès qu’il était le sauveur de ce département, celui auquel il croyait le plus parce qu’il était brillant, intelligent, le seul capable de développer la Ville, l’économie de Perpignan… Les autres, la droite, ils ne sont pas terribles. Ils sont même plutôt mauvais. Ils sont enfouis dans les scandales ! Etc.-etc.  Celui qui me disait tout ça, c’est un certain Romain Grau. Depuis, si cela vous avez échappé, il a quitté Codognès pour rejoindre la famille Alduy et même se présenter devant les Perpignanais en héritier du système Alduy. C’est son choix. Personne ne l’y a obligé, certes. Mais je voudrais insister sur le fait que ce sont ces tartufferies politiques, ces mensonges, qui ont emmené notre pays à la ruine et au discrédit (…) ».

Des propos qui ne manqueront pas de trouver échos dans la classe politique perpignanaise où Romain Grau (UDI) est souvent perçu comme « l’avenir prometteur de la droite sur la ville » et qui pourrait – avec la bénédiction de Jean-Marc Pujol (UMP/ maire de Perpignan) et de François Calvet (UMP/ sénateur des P-O) ?, et déjà le soutien très actif de Jean-Paul Alduy (UDI/ président de l’Agglo de Perpignan) – occuper au lendemain du 30 mars prochain (second tour des municipales) le poste clé de 1er adjoint délégué de Perpignan ou de président de l’Agglo…