« Je tiens, au nom de l’ensemble de mes colistiers et en mon nom personnel, à remercier les Perpignanaises et les Perpignanais qui nous ont apporté leur soutien au 1er tour des élections municipales.

J’ai également une pensée pour toutes celles et tous ceux présents sur le terrain et qui sont allés au contact de la population dans tous les quartiers. Je remercie également, vous toutes et vous tous, rencontrés sur les marchés, sur le terrain, lors du porte-à-porte, et je garde en mémoire nos échanges, vos paroles et votre volonté de changement.

 

Mais outre le contexte national qui explique en parti cet échec, je n’ai pas su représenter votre colère, votre volonté de changement, après plus de 50 ans de gestion de la ville par la même équipe.

 

Cette colère est allée sur le vote de l’extrême qui a su capitaliser cette rancœur.

 

Mon choix de me retirer au soir du 1er tour a été difficile à prendre, mais je ne pouvais laisser cette ville que j’aime tant tomber aux mains de l’extrême droite. Cette décision a été autant plus dure que le Maire actuel et certains membres de son équipe prônent des thèses similaires en totale contradictions avec les valeurs humanistes que je défends.

 

Aujourd’hui, une majorité de Perpignanais ont voté contre le Front National et je m’en félicite.

Mais je remarque que, malgré cette alerte, Jean-Marc Pujol ne semble pas avoir compris le sens du message du premier tour. Il s’enferme dans ses certitudes. Il n’a pas su envoyer un message d’apaisement et de remerciement aux électeurs de gauche.

 

Pour toutes ces raisons et malgré l’absence de représentants de gauche au Conseil Municipal, je vais, avec l’ensemble des élus socialistes de la ville, avec toutes celles et ceux qui se sont investis dans cette campagne à mes côtés, avec tous les Perpignanaises et Perpignanais qui souhaiteront nous rejoindre,  mettre en place une nouvelle forme d’opposition municipale basée sur la vigilance et l’exigence pour d’ores et déjà préparer les prochaines échéances ».