« En période de campagne, on ne peut que constater les effets anti-démocratiques des CDD pré-électoraux, des intimidations et des pressions en tout genre sur des employés municipaux dont on exige allégeance et servilité. Et les caméras servent bel et bien à surveiller, et pas que les voyous. Ces méthodes néocoloniales sont pourtant désuètes et inefficaces car la culture démocratique et républicaine est largement partagée. Seuls des nostalgiques de « l’Algérie française » peuvent encore croire à l’utilité de recourir à des caïds, aux chantages allusifs, et autres procédés détestables comme de faire passer des droits pour des faveurs. C’est à se demander, si poc a poc on confond les époques.

Car si Pierre Parrat est maître en quelque chose, ce serait bien en art de la confusion. Il confond aussi dévouement et dévotion. Au-delà de la personne, c’est l’attitude et la réalité que cela traduit : il y a panique à bord du navire Pujol et Maître Parrat n’en devient qu’un matelot plus serviable. C’est sûr, le capitaine Pujol n’a pas le charisme de l’amiral Alduy, véritable marin et amateur d’archipels qui avait bel et bien, quoiqu’on en pense, un cap à tenir. Après la purge de maints alduyistes de la liste à Pujol, Parrat doit se sentir si reconnaissant d’y figurer qu’il se démène à coup de communiqués et d’appels téléphoniques, exhibant son statut d’avocat qu’il semble volontiers confondre avec celui de colistier pour compenser une autorité sympathique lui faisant manifestement défaut. Dans tous les cas, il est toujours bon de rappeler que lorsque l’on s’en prend à un Perpignanais, c’est à toute la ville que l’on s’en prend ».