Lors de la conférence de presse qu’il animera ce mardi 25 mars en fin de matinée, dans sa permanence électorale du boulevard Clemenceau à Perpignan, le député Jacques Cresta (PS) devrait annoncer – sous la pression de certains de ses colistiers – qu’il se retire de la compétition des municipales « pour faire barrage au Front National »…

Toute cette journée de lundi, le parlementaire a été injoignable et ses proches inaccessibles, également.

Vite, à la mi-journée, une rumeur s’est répandue pour dire que Jacques Cresta était entré en négociations pour envisager plusieurs cas de figure de fusion, avec la liste de Clotilde Ripoull, certes, qui a frôlé la barre des 10%, mais aussi avec Jean Codognès (EELV), qui a plafonné en-dessous des 6%, les deux listes pouvant fusionner avec une troisième, comme le prévoit le nouveau Code Electoral.

Ces négociations n’ayant pas abouti, le député-candidat socialiste aurait accepté, comme le lui ont demandé certains de ses colistiers, de retirer sa liste « pour faire barrage au Front National ».

On devrait être fixé sur les raisons de ce choix d’ici quelques heures maintenant.

Par ailleurs, Christian Bourquin a t’il validé cette décision ? Car au-delà d’être sénateur des P-O, président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin est toujours secrétaire de la section locale du PS de Perpignan…

Hier soir, dans les coulisses, ça chauffait paraît-il entre la rue Solferino et l’Hôtel de Région, Christian Bourquin ne voulant rien lâcher de la présence de Jacques Cresta au second tour des municipales. La veille, il avait même pris une initiative originale, en proposant une alliance à l’UMP des P-O qui aurait pu se traduire dans les faits par : la Ville à Jean-Marc Pujol (UMP/ maire sortant) et l’Agglo à Jacques Cresta… Toujours pour barrer la route à Louis Aliot (FN), qui est arrivé en tête du 1er tour avec plus de Cette proposition n’a trouvé aucun écho.