Me Jacqueline Amiel-Donat (PS), nous prie d’insérer…

« Parce que rien ne vaut la confrontation des paroles préélectorales avec les actes, voici donc le récapitulatif du vote du candidat Louis Aliot lorsqu’il était conseiller municipal « d’opposition » à Perpignan après le vote de mars 2008.

Dans le premier épisode il a été rappelé que le bilan global de son année de « farouche opposition » se soldait pas un accord à 93% avec la politique de Jean-Paul Alduy.

Pensant nécessaire de se justifier, Louis Aliot écrit dans un communiqué  en réponse que : « je suis un pragmatique. Je vote ce qui me semble bon pour la collectivité et m’oppose au reste comme par exemple le Théâtre de l’Archipel qui avait un coup vertigineux ou d’autres projets idéologiques douteux. »

Bon, alors entrons dans le détail de la réalité de ses actes :

  • Conseil municipal du 10 juillet 2008 : Louis Aliot et sa colistière s’abstenaient – de manière farouche bien entendu (!) – sur la délibération n°4 décidant du partenariat privé-public pour le Théâtre de l’Archipel. Il participait même aux huées de la majorité municipale lorsque je dénonçais les coûts non maîtrisés que cette opération générait.

Alors c’est sûr, il n’a pas voté Pour, mais il n’a pas voté Contre non plus … Pour lui, ça semble vouloir signifier qu’il s’est opposé ? Euh, bon …

D’ailleurs, c’est cette même « farouche opposition » dont il a fait preuve dans d’autres dossiers financièrement hasardeux :

  • Conseil municipal du 11 décembre 2008 : Louis Aliot et sa colistière s’abstenaient sur la délibération n°62 relative au contrat de maintenance de la fontaine des allées Maillol. Ce fameux contrat de maintenance qui avait fait l’objet d’un reportage tv dans l’émission « Combien ça coûte ? ». Au cours du Conseil municipal du 5 février 2009, ce contrat était annulé : sûr que ce n’était pas en raison de l’opposition « violente» dont j’avais fait preuve, mais bien grâce à l’abstention farouche de Louis Aliot ! 
  • Conseil municipal du 28 avril 2008 : Louis Aliot et sa colistière votent Pour la délibération n°11. Il s’agissait d’un tour de passe-passe entre la Safu, la Ville et une société privée de promotion immobilière permettant à cette dernière d’acheter à moitié prix plusieurs immeubles, réalisant ainsi un bénéfice substantiel sur le compte des deniers publics : opération abandonnée par la suite, là encore certainement grâce à Louis Aliot qui, bien qu’ayant voté Pour, devait quelque part dans son for intérieur, s’opposer farouchement …

 

Pas mieux que ceux qu’il est prompt à dénoncer, Louis Aliot pratique de la basse politique politicienne ».