Brice Lafontaine, 33 ans, a succédé l’an passé à Jaume Roure (adjoint au maire UMP de Perpignan) à la tête du Secrétariat général du parti nord-catalan, Unitat Catalana (UC), qui rayonne sur le département des Pyrénées-Orientales.

Il est annoncé également pour succéder à Jaume Roure sur la liste que conduira le maire sortant de Perpignan, Jean-Marc Pujol, les 23 et 30 mars prochains, au rang d’adjoint.

Depuis quelques jours, un certain passé semble le rattraper, concernant notamment sa participation, en Espagne, à certains meetings de l’Extrême Gauche et des Indépendantistes en Catalogne, aux côtés surtout de personnalités proches de mouvements, tels que l’ETA, partisans de la lutte armée (voir notre capture d’écran ci-dessus, où le nom de Brice Lafontaine figure parmi les intervenants lors d’un rassemblement réunissant entre autres Josep Guia et Nuria Cadenas, responsables du Parti Communiste PSAN, le parti de Esquerra Independentista Basca, Bidu, le bras politique d’Eta…).

Contacté par téléphone, Brice Lafontaine s’explique : « Dans le cadre de mes responsabilités à la tête du parti Unitat Catalana, j’assiste à de très nombreuses conférences. Si certaines fois il a été possible que des représentants d’extrême gauche figurent à ces réunions, ça n’a clairement jamais été l’objet de ces rencontres. Il faut d’ailleurs préciser que de nombreux autres partis participent à des réunions transfrontalières et européennes, sans pour autant adhérer ni à l’orientation de la conférence ni aux participants. Ainsi, j’ai déjà écouté des tribunes qui allaient de la gauche à la droite, sans que les intervenants partagent l’orientation de leurs prédécesseurs, évidemment. Mais il est de notre devoir  de nous informer, de nous former et de faire passer des messages. Quant au fait que je serais supposément proche de l’Extrême Gauche, je rappelle que j’ai toujours refusé d’investir un candidat Unitat Catalana qui se présenterait aux municipales avec un candidat d’extrême gauche comme d’extrême droite, ce qui n’est pas le cas de tous les mouvements politiques, et c’est à déplorer. Cela ne vous aura pas échappé que si ma sensibilité était à l’extrême gauche, j’aurais un éventail de possibilité à Perpignan, mais mon choix se porte sur le candidat UMP-UDI-Unitat Catalana : Jean-Marc Pujol« .