Communiqué de presse.

 

Accompagné de Lara Otero, Audrey Sagui, Stéphanie Falcou, Hervé Abel et Didier Deruelle, Olivier Amiel a présenté le programme de la liste « Perpignan la républicaine » en matière de culture avec 9 points :

1- Nuit des arts

Sur le même modèle que la fête de la musique nous souhaitons organiser une nuit au cours de laquelle les artistes locaux exposent dans la rue leurs œuvres quelle que soit l’expression artistique. Il s’agira d’une grande fête conviviale et populaire.

2- Festival d’été « Les PERPétuelles »

Retour d’un festival d’été sur tout le mois de juillet comme les Estivales regroupant la danse, le théâtre et les concerts de musique.

Ce festival était particulièrement cher aux perpignanais qui en parlent encore beaucoup au quotidien. De nombreuses personnes ont pu connaître des grands noms du monde du théâtre ou de la danse grâce à ce festival, qui a fait vivre le cœur de ville, les commerces et les restaurants.

3- Festival dominical de musique électronique

Création d’un festival régulier en période estivale. Un dimanche sur deux de 14h à 00h, un festival à la manière de ce qui se fait à Barcelone « Brunch in the city » ou à Montpellier « Family Piknik ».

Festival de musique électronique familial et populaire, accessible au grand public avec jeux d’enfants et artistes internationaux.

Le budget d’un festival comme le brunch à Barcelone est compris entre 20 000€ et 50 000€ selon la tête d’affiche et s’autofinance avec les entrées de billetterie.

4- Production d’une compilation vinyle d’artistes locaux à l’occasion du « Disquaire day »

Le « Disquaire day » est un événement mondial chez les disquaires indépendants. A cette occasion nous produirons une compilation d’artistes locaux sur vinyle qui sera distribuée dans le monde entier afin de faire connaître la scène musicale de Perpignan.

5- Faciliter l’accueil de tournages de séries et de films

Faciliter l’accueil de tournages de films et séries et lancer la réflexion d’un festival-rencontre à ce sujet.

Les bureaux d’accueil de tournages ne favorisent pas assez notre territoire malgré les atouts de celui-ci.

Une implication municipale et communautaire dans ce sens peut permettre davantage de retombées économiques et en matière d’image pour la ville.

6- Création d’une application d’information culturelle avec géolocalisation

Création de Culture-Perp un journal présentant tous les mois les activités culturelles sur Perpignan, ainsi que des focus sur des artistes locaux.

Il se déclinera en version application mobile avec géolocalisation et carte interactive ciblant les lieux culturels de la ville et les événements prévus avec une spécialisation des lieux d’expositions.

7- Démocratisation de la culture et sensibilisation au numérique pour le jeune public

Avec des intervenants dans les écoles et la multiplication des sorties scolaires en lien avec la création de résidence d’artistes ce qui peut permettre aux écoliers de s’approprier certains, et d’autre part une sensibilisation des enfants à la question numérique sur ses aspects positifs comme sur ses dangers.

8- Formation diplômante pour les tatoueurs

S’inspirer de la création en Italie à Udine d’une formation diplômante pour tatoueurs au sein d’une Académie des Beaux-Arts.

Aujourd’hui le tatoueur doit être professionnel, préparé à de nombreuses notions essentielles : technique artistique, hygiène et économie. Une formation en trois ans dans le cadre d’une académie des Beaux-Arts pourrait permettre à Perpignan qui accueille déjà un important salon du tatouage depuis quelques années avec beaucoup de professionnels, de rouvrir les Beaux-Arts de la rue Foch par cette formation diplômante pour tatoueurs.

9- Prolonger les expositions de Visa pour l’image

L’intérêt de Visa pour l’image n’est plus à démontrer, grâce à son fondateur Jean-François Leroy et les initiateurs, un groupe de commerçants perpignanais.

Le festival est depuis de nombreuses années un événement incontournable dans l’agenda culturel de notre pays. Il accueille 200 000 visiteurs et anime notre ville au moment de la rentrée scolaire.

L’impact financier de Visa n’est pas à démontrer non plus, avec 4 millions d’euros de retombées pour près d’1,5 million d’euros de budget.

Cependant, nous restons très loin des 30 millions d’euros d’un autre grand événement photographique français : Les Rencontres d’Arles.

Si on compare tous les chiffres : il y a certes une différence de budget avec 1,5 million à Perpignan et 7 millions à Arles grâce surtout à la billetterie payante pour Les Rencontres (sauf pour les arlésiens) alors que Visa est gratuit, mais aussi à deux fois plus d’interventions publiques. Cependant, même si Arles attire moins de visiteurs (140 000) son festival génère 30 millions d’euros de retombées. Cela veut dire que le rapport budget/retombées est de 4,3 à Arles contre seulement 2,6 à Perpignan.

L’installation « dans le temps » du festival des Rencontres trois mois contre deux semaines pour Visa a aussi favorisé sur Arles un changement en profondeur de la ville « dans son espace ». Le nombre de restaurants, de cafés, d’hôtels… mais aussi de fondations privées a été multiplié sur Arles s’accompagnant d’une montée en gamme incontestable du centre-ville.

De la même manière, sans remettre en cause la gratuité de Visa pour l’image, mais en finançant davantage celui-ci pour augmenter sa durée, nous pouvons permettre une emprise plus grande « dans le temps et dans l’espace » du festival qui pourrait mieux profiter aux perpignanais par des retombées économiques et des occasions de réhabilitation plus importantes pour notre ville ».