Les journalistes d’aujourd’hui devraient être mieux renseignés : il existe désormais des oreillettes et tout un tas d’instruments en tout cas, qui permettent d’être informés discrètement pour rectifier les contre-vérités déballées par une personne interviewée en direct lors d’un débat… comme celui qui a eu lieu dans les locaux de L’Indépendant, à Perpignan, hier en fin d’après-midi, sur les élections municipales à Perpignan, à l’initiative des médias le journal L’Indépendant, ViàOccitanie et 100% Radio.

Ce genre de pseudo Grand Débat, dans sa formule usée de « Moi, je sais tout ! », est totalement dépassé car il ne tient pas compte de la rapidité et de la capacité de réaction de la blogosphère, toujours à l’affût du moindre buzz ! Du coup, les vrais journalistes du moment sont les internautes. Certes, la presse traditionnelle pourra toujours se démarquer en soulignant que la toile diffuse un ramassis de fake news… Sauf que hier, c’est le Grand Débat en live de L’Indépendant and C° qui essaimait, distillait, via les déclarations et autres postures des candidat-e-s, une kyrielle et un chapelet de fake news ! Appelons-ça des inepties, des contre-vérités, des mensonges, des erreurs, à l’arrivée le résultat est assassin : un manque de crédibilité pour la formule qui permet aux complotistes qui s’agitent sur Internet de faire le buzz.

Par exemple, lorsque la tête de la liste « Perpignan, écologique et solidaire » (soutenue par La France Insoumise et le PCF’66) – déclare : « Nous sommes la région la plus pauvre de France aux portes de la région la plus riche d’Espagne* » ; reprise noir sur blanc ce mercredi matin par L’Indépendant, sans le moindre avertissement ou commentaire qu’un simple recul pouvait rectifier. En face, la candidate des Verts et du PS, mais surtout vice-présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, n’a pas relevé la contre-vérité. Par manque de courage, par ignorance… ou plutôt, comme l’exprime un internaute : « par simple calcul politicien car si la tête de liste d’EELV est présente au second tour, elle aura besoin de l’électorat de LFi et des Communistes… Donc, surtout, ne pas faire de vagues pendant les débats. Il ne nous a pas échappé non plus combien et comment dans ce Petit Débat les candidats ont soigneusement évité de s’écharper, ils ont joué le second tour avant le premier. De l’enfumage ! ».

Selon les chiffres publiés par l’INSEE : la Corse serait la région la plus pauvre de France, suivie des Hauts-de-France… Et d’après les dernières statistiques espagnoles en termes de richesse relative (le PIB par habitant) et de richesse absolue, la région de Madrid devancerait maintenant la région de Barcelone.

 

L.M.

 

*La Catalogne reste bien évidemment l’un des moteurs de l’économie espagnole, première région exportatrice, en pointe sur l’industrie, la recherche et le tourisme, mais encombrée d’une lourde dette. Nous suggérons très confraternellement à La Rédaction du journal L’Indépendant de produire dans les jours prochains plusieurs pages intitulées « le vrai du faux » dans la foulée de ce Grand Débat.

 

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L’Institut National de Statistique (INE) vient d’annoncer dans sa dernière étude de la comptabilité régionale que le produit intérieur brut (PIB) de la Communauté de Madrid a dépassé pour la première fois en 2018 le PIB catalan, et que, par conséquent, la région de Madrid occupe désormais la première position. 

Le PIB de la Communauté de Madrid était en 2018 de 230,79 milliards d’euros, ce qui représente 19,2% du PIB national, face aux 228,68 milliards de la Catalogne, avec 19% du PIB. La différence semble minime, puisque seulement 2,11 milliards séparent les deux Communautés Autonomes. Cependant, le PIB de Madrid, région qui compte 939 000 habitants de moins, ne cesse de progresser depuis des années, alors que c’est le contraire pour la Catalogne, qui perd du poids dans l’ensemble de l’économie nationale.

https://lepetitjournal.com/vivre-madrid/entreprise/madrid-depasse-la-catalogne-et-devient-la-premiere-economie-espagnole-271876