La presse algérienne n’est pas tendre avec Jean-Marc Pujol (UMP), maire de Perpignan, depuis que celui-ci a décidé de créer le Centre de documentation des Français d’Algérie, et l’a inauguré en grandes pompes, le dimanche 29 janvier dernier, en présence de très nombreuses personnalités, dont le ministre de la Défense, Gérard Longuet. Ce week-end là, à Perpignan, se tenait également de congrès national du Cercle algérianiste, présidé par Thierry Rolando, et qui a rassemblé quelque 1 800 personnes…

Réflexion, le grand quotidien national algérien, n’a pas hésité à titrer : « Le bourbier de nos élus se précise », insistant sur le fait que « Perpignan, ville jumelée avec Mostaganem, est élevée au rang de capitale « Pied-Noir », des pieds-noirs qui réclament la reconnaissance de leurs « souffrances » et la responsabilité de l’Algérie (…) ».

Dans un long article, faisant suite à de nombreux autres papiers, la rédaction du journal Réflexion n’y va pas avec le dos de la cuillère : « Jean-Marc Pujol, le maire de Perpignan est désormais déboussolé chez lui avant d’être interdit de séjour sur le territoire algérien. Les Mostaganémois s’organisent pour ce fait (…). A Mostaganem, ceux qui se frottaient les mains, habitués à faire feu de tout bois, n’auront rien à se mettre sous la dent, car l’heure n’est plus au rapprochement pour organiser des voyages et pèlerinages vers les caves et coteaux, fermes et les orangeraies de Perrégaux sur le dos de ceux qui périrent dans les cuves de la mort. L’Azur est noir (…). Des opportunistes, soient les initiateurs du jumelage entre Mostaganem et Perpignan, se voient désormais sur les bancs des accusés. Ils ne savent plus sur quel pied danser. La jeunesse s’organise pour mettre un terme à un jumelage non souhaité aussi bien par les Chouhada que par le dernier nouveau-né ».

Pour le quotidien Réflexion, la présence, le jour de l’inauguration du Centre de documentation des Français d’Algérie, de Marine Le Pen (FN), en meeting en soirée à Perpignan, ne peut pas être interprêtée comme une pure coïncidence : « L’UMP et le Front national mènent un même combat, il n’y a que la dénomination qui change. Concernant la présence de Marine Le Pen, cheffe du Front national à Perpignan, au moment de la tenue du congrès des nostalgiques de l’Algérie française n’est que pure coïncidence. Elle l’a affirmé mais qui la croira ? Il s’agit bel et bien, au pays de Jeanne d’Arc, de l’étoile de Jésus guidant les rois mages (…) ».