« Mardi 1er février, lors de la séance au Sénat, j’ai questionné Monsieur Joël Giraud, Secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ruralité, lors du débat sur le thème « Quelle politique ferroviaire pour assurer un maillage équilibré du territoire ? »

 

Notre département est déshérité par la politique ferroviaire. Le projet de la LGV Montpellier-Perpignan est né dans les années 1990 et se hâte lentement : le tronçon Montpellier-Béziers ne sera pas prêt avant dix ans, celui de Béziers-Perpignan pas avant vingt ans. Soit cinquante ans pour construire une ligne de 140 kilomètres !

La réponse du ministre me laisse sans voix puisque j’apprends que l’Etat souhaite accélérer les travaux alors que La LGV mixte voyageurs-fret Montpellier-Perpignan doit être construite en deux temps, à horizon 2035, et Béziers-Perpignan, à horizon 2045 !

Concernant le Train Rouge et mon questionnement sur l’état désastreux de la ligne entre Rivesaltes et Caudiès, une réponse particulièrement laconique m’a été apportée puisqu’elle se résume à cette formule « Je vous répondrai par écrit ».

Que penser de nouveau de ces réponses puisqu’il va donc falloir attendre près de 30 ans pour que cette ligne grande vitesse voit le jour alors qu’il s’agit d’une véritable urgence pour notre département.

Quand on sait que la ligne Perpignan-Barcelone est en fonction depuis 2010, on peut alors légitimement se demander si cela est digne d’une politique nationale ? ».

 

François Calvet (LR/ Les Républicains), sénateur des Pyrénées-Orientales, ex-député-maire du Soler