Mis à part quelques journaux nationaux, force est de constater que la presse audiovisuelle française a plutôt dans son ensemble boudé le meeting du député européen et séparatiste catalan, Carles Puigdemont, qui a eu lieu ce samedi 29 février 2020 sur le parking du parc des expositions, route de Bompas à Perpignan et qui, selon les différentes sources habituelles aurait rassemblé : 150 000 personnes (selon les organisateurs), 28 000 (selon la Sécurité publique)… le quotidien local L’Indépendant (habitué pourtant à soutenir très activement la cause catalaniste), cité par le journal Le Monde parle lui de 60 000 personnes…

Coupons la poire en presque deux : 60 000 personnes donc, dont très majoritairement (environ 95%) des Catalans d’Espagne, venus écouter leur leader en exil, l’ancien président – de la Generalitat de Catalunya – et toujours eurodéputé, parti se réfugier en Belgique après avoir déclaré l’indépendance de la Catalogne contre l’avis de Madrid, en octobre 2017.

Ce soir, que ce soit au 19/20 le journal télévisé national de France 3, ou encore au jité du 20h de TF1 le plus regardé de France, par exemple : pas un mot de compte rendu sur ce meeting de Carles Puigdemont à Perpignan. Dommage pour les rares élus des P-O, de droite et de gauche, qui avaient astiqué leur écharpe tricolore, pensant décrocher enfin leur heure de gloire médiatique en recevant et entourant tel un chef d’Etat la « rock star » de la politique catalane, Carles Puigdemont.

Visiblement, l’affiche n’a pas fait recette au-delà des Corbières catalanes…

Et si, certains ont pensé, l’Elysée avait donné pour consigne aux directions des différentes (mais pas diverses et vice-versa) chaînes de télévision de « ne pas rendre compte de l’événement » pour éviter tout incident, ou plutôt « tout quiproquo » diplomatique avec l’Espagne ? Mais ça ne tiendrait pas debout, allons : puisque c’est bien connu c’est le Président Macron himself qui a donné le feu-vert pour la tenue de ce meeting ! Même si avec Emmanuel Macron on peut s’attendre à tout… et à son contraire. Dans ce cas, pour certains, candidats LaREM et LR, lors des prochaines élections municipales sur Perpignan, les 15 et 22 mars, plus dure risque d’être la chute. C’est fatal.

Bizarre-bizarre…

 

Ce samedi matin, dans le patio de l’Hôtel-de-Ville de Perpignan, autour du maire Jean-Marc Pujol (LR), pour accueillir l’eurodéputé Carles Puigdemont, on reconnaît notamment : François Calvet (LR), l’un des deux sénateurs des P-O, Chantal Bruzi, adjointe au maire de Perpignan chargée de la Sécurité, Jean-Paul Billès, maire de Pézilla-la-Rivière, Quim Torra, président de la Generalitat de Catalunya. Il est à noter que de très nombreuses personnalités sud-catalanes avaient fait le déplacement à Perpignan pour entretenir amitié et fidélité avec Carles Puigdemont, comme le chanteur Lluis Llach ou encore l’ancien président de la Generalitat, Artur Mas.

 

 

Annabelle Brunet, élue de la Ville de Perpignan, conseillère départementale, François Calvet, sénateur des P-O, 1er vice-président de la métropole Perpignan-Méditerranée, ancien maire de Le Soler, et l’auteur-compositeur-interprète catalan Lluis Llach.