La politique est ainsi cruelle… qu’elle n’est jamais – ou que très rarement – reconnaissante en vers celles et ceux qu’elle a pourtant encensés, un jour, portés au pinacle, mis en orbite, dont elle a mis le pied à l’étrier, etc.

L’ancien maire de Perpignan Jean-Marc Pujol (LR/ Les Républicains), ancien président de la communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), vient d’en faire les frais, et d’une manière qui ne souffre d’aucune contestation ; sauf peut-être en coulisses et dans le secret d’alliances partisanes contre nature dont un jour, peut-être, un plumitif viendra raconter le dessous des cartes par le petit bout de la lorgnette !

Donc, Jean-Marc Pujol, qui briguait ce soir une place dans le conseil d’administration de la SA HLM, puis en suivant, ou précédemment, peu importe l’ordre des choses, seul le(s) résultat(s) compte(nt), une place également dans le conseil d’administration de l’Office Public d’Habitat HLM de Perpignan-Méditerranée, a été sévèrement écarté, battu par ceux-là même qui, en grande partie, en 2014, l’avaient intronisé sur un plateau d’argent…

Certes, cette fois-ci, il ne pouvait compter que sur lui-même, que sur un apport perpignanais de 9 voix (contre une trentaine en 2014), puisque c’est Louis Aliot qui a raflé la mise aux municipales. Mais parmi les 88 délégués communautaires de PMM, le bas de laine électoral des élus Républicains et Non-Inscrits (NI), une cinquantaine au total, pouvait lui laisser espérer un minimum de soutien et de compassion de ses amis de 2014, ne serait-ce que pour « les nombreux services rendus aux Uns et aux Autres dans la précédente mandature (2014-2020)… Que dalle ! Nada ! Walou ! Macache ! R.I.E.N.

Jean-Marc Pujol, au final très isolé dans l’amphithéâtre de l’Hôtel d’Agglo, déserté par ses propres colistiers bien avant l’heure, n’aura rien obtenu. Une main derrière, une main devant, solitaire sur le chemin de la solitude et dans l’indifférence générale.

A l’évidence, la candidature « fratricide » de Robert Vila (LR), président de PMM et maire de Saint-Estève, a pesé dans la défaite de Jean-Marc Pujol ; les deux candidats se retrouvant en concurrence dans le même électorat. C’est donc logiquement que le successeur prend la place du prédécesseur pour, vraisemblablement, sous une quinzaine de jours, s’installer dans le fauteuil de président du conseil d’administration de l’OPH Perpignan-Méditerranée. C’est la prochaine étape (très) attendue. Et si Robert Vila se révélait être plus fin stratège (en politique) qu’on ne l’a imaginé jusqu’ici ?

La page est donc définitivement tournée pour Jean-Marc Pujol.  Certains commentent déjà son échec en fantasmant sur une probable alliance entre Les Républicains et Aliot « pour en arriver là »… Après tout, le nouveau maire de Perpignan ne vient-il pas d’embaucher à ses côtés l’ex-président des Jeunes Républicains (anciennement UMP) des P-O et ancien assistant parlementaire du docteur Fernand Siré, ex-député-maire LR de Saint-Laurent-de-la-Salanque…

Ont été élus dans cette délégation communautaire OPH HLM Perpignan-Méditerranée : Louis Aliot (Perpignan), Marion Bravo (Perpignan), Alain Dario (Peyrestortes), Stéphane Loda (Canet-en-Roussillon), Armelle Revel-Fourcade (Le Soler) et Robert Vila (Saint-Estève).

L.M.