C’est ce samedi 11 juillet, à partir de 9h, que les 88 nouveaux délégués communautaires de Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM) vont installer la nouvelle gouvernance pour un mandat de six ans de ladite communauté Urbaine

 

PMM s’étire sur trente-six communes et recense environ 280 000 habitants ; près d’un habitant sur deux réside dans la ville de Perpignan.

Trois hommes – sauf coup de théâtre de dernière minute – ont à ce jour candidaté pour décrocher la présidence de cette collectivité territoriale : Louis Aliot (RN), maire de Perpignan, Alain Ferrand (LR), maire du Barcarès et Robert Vila (LR), maire de Saint-Estève.

Avant l’ouverture de l’ordre du jour et des urnes, un seul de ces trois candidats sait très exactement sur combien de voix il peut compter précisément : Louis Aliot et son groupe majoritaire de la Ville de Perpignan, soit 31 conseillers communautaires.

Restent 57 voix qui se répartissent entre le parti Les Républicains, des Centristes, des Non-Inscrits (NI)… et ce qu’il reste d’une gauche laminée aux dernières élections municipales (15 mars et 28 juin 2020). N’en déplaise à certains plumitifs-militants locaux et autres pseudo-politologues-experts-de-pacotille, la voix du Peuple s’est exprimée et elle a tranché.

Ces 57 voix devraient logiquement s’éparpiller entre Alain Ferrand et Robert Vila. Certaines d’entr’elles pourraient également s’égarer en route sur le chemin en direction de Louis Aliot. Ce ne serait pas la première fois, en pays catalan, qu’un élu perde le nord. Ou le sud. Nous le vérifierons dès le 1er tour de scrutin, grâce au vote à bulletins secrets que deux des candidats au moins, Louis Aliot et Alain Ferrand, vont exiger ce matin comme la loi le permet, s’agissant de l’élection du président et des vice-présidents.

Alain Ferrand, jusque très tard dans la nuit, a reçu des pressions dont certaines s’apparentent à de véritables menaces, pour qu’il retire sa candidature à la présidence de PMM. Lorsque on connait le personnage, cela l’a plutôt renforcé dans ses convictions : « Je suis de ceux qui pensent qu’au sein d’une assemblée intercommunale les clivages politiques n’ont pas leur place. Ma seule ambition sera de savoir conjuguer politique économique et politique sociale, dans le cadre des compétences transférées, au bénéfice de notre jeunesse, du secteur entrepreneurial, de l’emploi et de l’ensemble de nos concitoyens (…). Oui, je revendique être un candidat d’idées, d’innovation et de projets, et cela n’est possible que dans le consensus, l’écoute et le respect mutuel, en donnant plus de liberté aux maires (…) ».

Vous l’aurez compris, malgré les attaques, malgré les intimidations répétées exercées jusque dans les rangs des maires de PMM siégeant parmi LR’66 ou les NI – des élus de plus en plus nombreux à soutenir sa candidature – Alain Ferrand maintient coûte que coûte, vaille que vaille, contre vents et marées, son ambition de succéder ce samedi matin à Jean-Marc Pujol à la tête de la communauté Urbaine.

L.M.