Cela est devenu un secret de polichinelle, tant chez Les Républicains des Pyrénées-Orientales (LR’66) on est particulièrement bavard et fort en gueule… surtout en coulisses ! L’installation de la nouvelle gouvernance de la communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM) sera-t-elle le chant du cygne des LR’66 ? Beaucoup, en tout cas, dans les rangs des LR’66, l’affirment, pronostiquant « une déroute historique l’an prochain des Républicains dans les P-O, lors des élections départementales », pour s’être vendus… au diable !

En l’occurrence, il s’agirait d’une « diablesse » en la personne de la pourtant sympathique présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, la socialiste Carole Delga, décrite et décriée par certains élus LR’66 comme « une main de fer dans un gant de velours », à minima !

Au sein des LR’66 – et des élus Non-Inscrits (NI) raccordés jusqu’ici au tout LR – on se méfie « comme de la peste » du soutien affiché par Carole Delga à la candidature du maire de Saint-Estève, Robert Vila, par ailleurs conseiller départemental. Selon ces élus « en retrait », la présidente de la Région ne serait pas « qu’un simple soutien à Robert Vila », elle aurait toujours selon eux « posé ses conditions et imposé une ligne rouge à ne pas franchir »… Quel serait le deal ? « Aucune vice-présidence à l’équipe de Louis Aliot ! ».

Pour en arriver-là et convaincre Robert Vila de suivre à la lettre son avertissement, Carole Delga aurait menacé le futur président de PMM de lui retirer toute aide de la Région, soit environ et au bas mot selon nos estimations : 15 millions d’€.

Robert Vila aurait donc accepté – cela reste encore à démont(r)er mais, air (re)connu, il n’y a pas de fumée sans feu – s’il était élu ce samedi président de PMM, d’exclure les Perpignanais de la prochaine gouvernance, c’est à dire soit près d’un habitant sur deux de ladite métropole, plus précisément 42-43% de la population de PMM. En fait, Carole Delga et Robert Vila auraient trouvé un subterfuge qui devrait faire date (et référence) sur les bancs de Sciences-Po : récompenser les Perdants ; qui remplacerait donc la traditionnelle prime aux sortants. Pas si bête que ça !

On vous explique : parmi les élus de l’ancienne équipe municipale de Jean-Marc Pujol rejetée par les Perpignanais, un ou deux délégués communautaires devraient décrocher des vice-présidences dans l’équipe du maire de Saint-Estève (s’il était élu à la présidence de PMM bien sûr). Ce serait d’ailleurs à cette seule et unique condition que l’ancien maire de Perpignan apporterait les 9 voix de son groupe en soutien à Robert Vila. C’est en tout cas ce qu’a affirmé en coulisses un élu qui a participé à la désignation « très Poutinienne » de ce dernier pour conduire le combat à PMM : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »

Il ne reste plus qu’à Louis Aliot à lancer un Appel républicain à trois jours du 14-Juillet pour rameuter et rallier à son panache les vrais élus de droite au sein de l’hémicycle de PMM. Dans le secret des urnes sauce catalane, il peut encore rêver…

L.M.