Certains essaient d’amalgamer le PCF et ses élus aux élus, voir aux services de l’Etat qui ne respectent ni les textes concernant les gens du voyage, ni les principes même d’humanité qui font que l’on ne doit priver personne d’eau, surtout en période de canicule et de crise sanitaire. A ce sujet le PCF des P-O communique :

« Il y a une différence importante entre, d’un côté, la protestation, voir la colère d’un élu (le maire de Cabestany) face à la dégradation d’un équipement public (l’aire des gens du voyage, située sur sa commune) par une catégorie d’individus qui de fait privent de son utilisation d’autres personnes ayant vocation à l’utiliser. Et de l’autre côté l’attitude d’un autre élu (ancien maire de Perpignan), qui dit volontairement assumer de ne pas appliquer le schéma départemental pour les aires de gens du voyage, ce qui in fine conduit à des situations conflictuelles comme celle que nous connaissons chaque été dans les Pyrénées Orientales et encore récemment. La préfecture et nombre de préfets qui se sont succédés portent eux aussi une lourde part de responsabilités puisque la loi leur donne tous les moyens d’imposer la règle aux élus locaux. Rappelons, et cela fait toute la différence, qu’avant d’être intégrée de force dans l’agglo perpignanaise, la ville de Cabestany et son maire étaient en règle avec les dispositions légales puisqu’une aire des gens du voyage avait été créée. Celle-ci était un service public communal). Le passage dans l’agglo a de fait transféré la compétence « Gens du voyage » à celle-ci et du coup Cabestany comme les autres communes de la communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM) se trouvent dans l’illégalité puisque PMM ne respectait pas, volontairement, le schéma. Ajoutons que l’aire de Cabestany est passée à une gestion publique à une gestion privée comme toutes celles de PMM.

Oui le Parti Communiste Français et ses élus défendent l’idée qu’il faut un schéma départemental pour les gens du voyage, adapté, audacieux, anticipateurs des évolutions dans la micro société du monde du voyage, afin de ne pas avoir un temps de retard en la matière, comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent. Par exemple tout le monde sait que la sédentarisation provisoire, à cause de crises comme celle du COVID-19, ou définitive liée au vieillissement des « voyageurs » est une réalité que la loi française a déjà prévu (terrains familiaux). Attendrons-nous d’être débordés par cette évolution déjà engagée ?

Non le PCF et ses élus n’acceptent pas les dégradations de biens publics, quels qu’en soient les auteurs, surtout si les biens en question sont en conformité avec les textes. Mais le PCF et ses élus n’acceptent pas non plus que l’on traite comme des bêtes, des personnes (adultes, enfants, personnes âgées, malades ou bien portants) qui ont un mode de vie reconnu et accepté par la république française et par l’Union Européenne, les privant d’eau et d’électricité en pleine canicule où les traitant systématiquement comme des délinquants.

En résumé il y a une grande différence entre des élus qui ont appliqué la loi et qui peuvent légitimement s’emporter et en tout cas faire preuve de fermeté face aux personnes, d’où qu’elles viennent, qui dégradent des équipements publics. Et des élus qui refusent d’appliquer la loi et qui l’assument mais dont les décisions amènent à la violence contre des groupes de personnes qui occupent, certes illégalement, des espaces publics parce que précisément les équipements publics prévus à cet effet, n’ont pas été créés ».