Lors du dernier conseil de communauté de l’année de Perpignan Méditerranée Métropole, qui a eu lieu avant-hier jeudi 15 décembre 2016, figurait à l’ordre du jour, parmi 47 dossiers, le point 18 qui revenait sur « le vaste programme de réappropriation des Berges de la Têt, dans le cadre du projet de territoire Terra Nostra ».
Deux élus ont voté contre cette délibération : Clotilde FONT (conseillère communautaire « Non Inscrit » de Perpignan) et Jean-Louis BOURDARIOS (conseiller communautaire « NI » de Saint-Laurent de la Salanque).
Clotilde FONT, dans un communiqué de presse, précise sa position…
« Malgré la levée de bouclier, Monsieur PUJOL, président de la Communauté Urbaine, a récemment créé une nouvel impôt la taxe inondation (GEMAPI) destiné à sécuriser le cours de la Têt. Alain FERRAND, maire du Barcarès, a  tenté, sans succès, de sensibiliser l’ensemble des membres du Conseil sur le poids excessif de la fiscalité. Se faisant l’écho des habitants du territoire, sans démagogie et sans excès, il a démontré combien et comment mettre en place dans l’immédiat ce nouvel impôt serait impopulaire et une grande erreur dans l’opinion publique.
Pour ma part, et en tant qu’élue je ne peux que le déplorer, je n’ai pu obtenir la parole afin d’expliciter mon vote « contre ». En réponse aux risques et à l’urgence longuement évoqués il aurait été sage de créer des priorités.
Ainsi, me semble-t-il, nous aurions pu privilégier la prévention des inondations et trouver le financement en différant une partie des travaux  d’aménagement des berges de la Têt.
Une  petite partie aurait suffit à épargner les contribuables tant le projet est grandiose. Mais il s’agit d’un  projet phare donc intouchable ! Je le constate.
En l’état, si les problèmes de crues ne sont pas réglés, tout aménagement est non seulement risqué mais irresponsable. Avec ce projet on nous vend du rêve… mais ce rêve coût très cher et les contribuables ont de plus en plus de mal à rêver . Leur bourse est à plat ! D’autant que si ce projet ne verra peut être jamais le jour, en revanche le nouvel impôt GEMAPI, lui, restera ! ».