C’était écrit, en tout cas c’était prévisible : la présence, samedi dernier, de l’élue écologiste perpignanaise Agnès Langevine-Codognès, vice-présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, à la manifestation organisée – par les catalanistes du collectif Oui Au Pays Catalan, du parti l’ERCN et autres séparatistes… – contre le nouveau logo municipal de la Ville de Perpignan (désormais « Perpignan-La-Rayonnante » au lieu de « Perpignan-La-Catalane »), a provoqué quelques gingivites dans l’entourage de la présidente socialiste toulousaine de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, Carole Delga.

Cette présence n’est pas passée inaperçue, loin s’en faut, au milieu et parmi les manifestants dont les leaders n’ont jamais caché leur antipathie, et même pour certains d’entre eux leur mépris et leur haine pour une présidente de région qui a refusé d’accoler le « Pays Catalan » au nom de la Région « Occitanie », comme autrefois, dans l’ancien temps, le nom du Roussillon était accroché au Languedoc.

Des proches de Carole Delga se sont émus de cette visibilité, à quelques semaines du rendez-vous des élections régionales, qui pourrait créer un schisme dans l’électorat roussillonnais de gauche, en tout cas provoquer une regrettable confusion des genres, tant cette participation d’Agnès Langevine-Codognès à la manifestation parait effectivement pour le moins paradoxale.

En même temps, Carole Delga, qui a du bien sûr donner son aval à Agnès Langevine-Codognès pour sa participation à ce regroupement – c’est bien connu, tout ce qui est contre le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, est bon à prendre pour elle – doit être rassurée sur le « flop » de la mobilisation de samedi dans les rues de Perpignan-La-Délirante, environ 250 personnes.

L.M.