Me Louis Aliot, vice-président du Front national (FN) et conseiller régional Languedoc-Roussillon, communique :

« La Ville de Perpignan et ses agents de médiation… devrons-nous plutôt parler « d’agents d’ambiance » ! En effet, nous apprenons aujourd’hui qu’une des deux personnes, impliquée et déférée suite au tabassage des agents du GIGN dans une discothèque perpignanaise ce week-end, fait partie de l’équipe des médiateurs de la Ville.

Bien que lors des multiples réunions publiques ayant pour thème la sécurité, organisées par le maire UMP Jean-Marc Pujol, candidat en campagne et statistiques à l’appui, ce dernier se complait à expliquer aux Perpignanais que la situation s’améliore. Néanmoins ces derniers n’ont de cesse de démontrer par leurs témoignages le contraire. Un problème de sécurité dans les quartiers ? Monsieur le maire envoie les médiateurs… Quand ce dernier n’a pas de réponse à donner… C’est la faute de la Société… La Société a bon dos !

L’exemple flagrant concerne les épisodes de caillassages de bus où la première mesure a été de détourner la ligne, comme dernièrement le quartier Las Cobas, plutôt que de s’occuper des voyous et d’envoyer la force publique. On préfère pénaliser les usagers des transports en commun et on dépêche les « grands frères ». Avec leur pédigree, il est vrai qu’ils doivent inspirer le respect mais surtout de nouvelles vocations… Pour l’individu concerné, ce dernier doit être purement et simplement révoqué des effectifs municipaux.

Le clientélisme comme la médiation connait ses limites surtout en matière de sécurité. Jean-Marc Pujol serait mieux inspiré de donner les moyens et les ordres adéquats à sa Police municipale plutôt que de tenter d’acheter la paix sociale en embauchant des caïds du quartier ».