Un sondage TNS Sofres pour France Info, Le Monde et Canal + vient d’être publié. L’enquête a été réalisée du 24 au 28 janvier 2013, auprès d’un échantillon national de 1 012 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile par le réseau des enquêteurs de TNS Sofres.

Il étudie le positionnement des Français sur certaines opinions concernant la société actuelle, l’adhésion aux idées du Front national (FN), la situation du FN aujourd’hui, la perception de Marine Le Pen, les prochaines élections municipales.

32 % des sondés se disent « d’accord » avec les idées défendues par le FN (contre 31% un an plus tôt) et 63% en « désaccord »

– 22% des personnes sondées « ont déjà voté pour le FN » et 27% « envisagent de voter pour le FN à l’avenir »

– 47% des sondés pensent que « le FN représente un danger pour la démocratie » (ils étaient 53% en janvier 2012)… et 47% pensent le contraire (ils étaient 39% en  janvier 2012)

– 35% des sondés estiment que « le FN est un parti qui a la capacité de participer à un gouvernement » et 54% pensent que « c’est seulement un parti qui a vocation à rassembler les votes d’opposition »

– 44% des personnes interrogées pensent « que Marine Le Pen est la représentante d’une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles » contre 43% qui pensent « que Marine Le Pen est plutôt la représentante d’une extrême droite nationaliste et xénophobe » (en janvier 2012 ils étaient respectivement 41% et 45%)

– 29% disent que « l’UMP doit refuser tout accord avec le FN sans le combattre » ; 28% que l’UMP doit « faire des alliances électorales avec le FN selon les circonstances » ; 18% que « l’UMP doit combattre le FN » ; 14% sont « sans opinion » à ce sujet ; 11% disent que « l’UMP doit désormais traiter le FN comme un allié en passant avec lui une alliance électorale globale »

pour ce qui est plus particulièrement des élections municipales de mars 2014 : 59% ne veulent pas « qu’il y ait des alliances électorales entre l’UMP et le FN au cas par cas, au plan local » ; 62% ne veulent pas non plus « qu’il y ait un accord électoral national entre l’UMP et le FN ».

Réaction de Me Louis Aliot, avocat perpignanais, vice-président national du FN et conseiller régional des Pyrénées-Orientales : « Cette enquête démontre que la ligne de Marine Le Pen de dédiabolisation du Front national aux yeux de l’opinion publique a gagné. C’est la victoire de la ligne Bleu Marine sur la diabolisation ! C’est clair et net à travers les résultats de ce sondage. Le potentiel électoral que nous avons va au-delà des 30%. La perception des Français sur le Front national a changé, et elle a évolué très favorablement en notre faveur. Désormais, celles et ceux qui considèrent que le Front national serait un parti dangereux pour la démocratie sont minoritaires puisqu’ils font jeu égal, à 47%, avec les Françaises et les Français qui disent que le Front national ne représente pas un danger pour la démocratie en France. Mais cette enquête va encore plus loin, car elle démontre également, et sans ambiguïté, que l’UMP en continuant de taper sur l’électorat FN comme elle le fait à chaque élection, se passe la corde à cou. Pour nous, au Front national, les résultats de cette enquête sont encourageants. Cela va poser un problème au monde politique en général. A la gauche, et à la droite qui fait semblant de ne pas nous voir et qui s’enferme dans une stratégie électorale suicidaire. Nous, on continue dans notre stratégie de s’adresser à tout le monde. Le plus surprenant à la lecture de ce sondage, c’est de constater que la gauche est minoritaire en France, pourtant elle est au pouvoir et elle a tous les pouvoirs. Je suis convaincu que les électeurs corrigeront bientôt cette anomalie ! ».

 

Louis Aliot.