(Communiqué)

 

-« Le gouvernement préfère l’arabe au catalan…

Quelle mouche a piqué l’Etat ? Après avoir interdit l’usage du breton, du basque, du catalan, du corse (…) au XXe siècle, il promeut l’apprentissage de l’arabe : Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, souhaite un “renforcement de l’enseignement de l’arabe à l’école” pour “réduire le pouvoir des religieux » (déclarations du 4 octobre).

La stratégie du gouvernement contre les “séparatismes » du XXIe siècle consiste à faire l’inverse de la politique qui a humilié des dizaines de milliers de catalanophones au XXe. A Perpignan, Rivesaltes, Saillagouse ou Arles-sur-Tech, les instituteurs punissaient les enfants qui ne parlaient pas français, et les tenaient pour ignares : il fallait les intégrer à un grand pays, en bannissant le catalan. En 2020, cette même intégration passerait par l’arabe. De qui se moque-t-on ?

La langue arabe est une force littéraire et scientifique, mais elle ne mérite aucune improvisation politique. Autrefois, il fallait cesser de parler catalan (langue historique), pour s’insérer dans la République, mais aujourd’hui, il faudrait écrire et parler l’arabe (langue coloniale) pour sa cohésion. Cette idée est scientifiquement saugrenue.

Les Patriotes Catalans constatent qu’aucun ministre français n’a jamais affirmé soutenu une langue régionale. En revanche, les annonces dangereuses concernant l’arabe sont à même de “fabriquer” des identitaires catalans, comment le signalent les rapprochements politiques qui s’opèrent dernièrement dans nos rangs ».