Kévin Courtois, Jimmy Paradis et Damien Diop, cofondateurs du mouvement Désobé!r, ont interpellé Hermeline Malherbe et Ségolène Neuville, devant le Palais des Rois de Majorque de Perpignan, ce Jeudi 30 juillet à 18h…

« Le mouvement citoyen Désobé!r, qui s’oppose à la fermeture « financière » de la Haute Ecole d’Art de Perpignan, mène depuis plusieurs semaines des actions pour interpeller la mairie de Perpignan et le Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales. Ce jeudi 30 juillet, et parce que leur courrier remis fin juin à Hermeline Malherbe et distribué à tous les élus départementaux lors de leur session du 6 juillet, était resté sans réponse, les Désobé!r ont décidé de profiter de l’inauguration de la féria de Millas pour distribuer sur le parvis du Palais des Rois de Majorque la lettre ouverte destinée à la présidente Hermeline Malherbe. Lors de cette action, Ségolène Neuville, représentante du PS66, s’est interposée en tentant de nous dissuader d’agir  : « ce n’est pas nous qui avons fermé cette école mais la mairie de Perpignan, donc pourquoi venir nous voir ? ». Nous lui avons alors expliqué que l’école n’était pas encore fermée et qu’après avoir interpellé la mairie, nous rappelions au Conseil Départemental qu’il se devait de participer au financement de cette école en tant que collectivité territoriale concernée par son rayonnement départemental et national, ainsi que par son rôle pour l’emploi des jeunes.

Nous lui avons personnellement rappelé que le financement de cette école était un engagement de Christian Bourquin et que les conditions juridiques requises pour la validité de cette intervention financière étaient aujourd’hui (et depuis 2010) pleinement réunies : en tant que fidèle « héritière », en tant qu’élue nationale et membre du gouvernement, elle se devait de respecter la parole donnée en prenant conscience du fait que cette école est une « chance » pour Perpignan, les Pyrénées Orientales et la Région. Sourde à nos explications et bloquée sur son clivage politicien, sa seule réponse a été purement électoraliste: « les électeurs n’avaient qu’à bien voter aux municipales… » Quant à Hermeline Malherbe, très courtoise, elle a opté pour la stratégie  de l’enfouissement. Très gentiment, elle nous a expliqué qu’elle n’avait pas eu le temps de répondre à la lettre et que le Conseil Départemental était en train de travailler sur le dossier à travers son Président de la Commission Culture et Patrimoine, Monsieur Chivilo.

Elle nous a aussi dit que le Conseil Départemental se rapprochait de l’Université de Perpignan pour mettre en place un projet (…) ? Elle n’a pas osé quand même nous dire qu’elle avait créé une Commission et des sous-commissions de travail !!! Voilà. Si le co-financement Ville/Conseil Départemental n’est pas mis en place dans le mois, avant la rentrée de septembre, c’en sera fini de la Haute Ecole d’Art de Perpignan. Notre décision d’intervenir lors de l’inauguration de la féria de Millas aux frais du Conseil Départemental, était fondée sur la nécessité de placer les élus devant leurs responsabilités dans l’utilisation de l’argent public : financer quatre jours de féria ou financer une école d’enseignement supérieur délivrant des diplômes de niveau Master et ouvrant sur des emplois concrets et d’avenir ? Au-delà des paroles, ils (elles en l’occurrence) ont un mois pour agir enfin ! ».