Alors qu’Alain Juppé (UMP) a annoncé durant le week-end qu’il sera candidat à sa propre succession en 2014 aux élections municipales, dans sa ville de Bordeaux, que d’autres l’avaient précédé dans cette décision, sur Perpignan c’est la première fois, depuis 1959 !, que le maire sortant – en l’occurrence cette fois-ci Jean-Marc Pujol (UMP) – n’a toujours pas officiellement pris sa décision à dix-huit mois de l’échéance…

La décision de Jean-Marc Pujol resterait suspendue au choix de son 1er adjoint, Jean-Paul Alduy (Parti radical), actuel président de Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA) et ancien sénateur des P-O.

On se souvient que Jean-Paul Alduy, élu pour la première fois maire de Perpignan en 1993 – puis successivement réélu en 1995, 2001, 2008 et 2009 (réélection partielle à la suite de l’affaire dite « de la fraude électorale à la chaussette) – avait laissé, comme il l’avait annoncé durant sa campagne, son fauteuil de maire de Perpignan à son premier adjoint, Jean-Marc Pujol, quelques mois à peine après sa réélection, pour ne se consacrer qu’à l’agglo PMCA…

Jean-Paul Alduy souhaiterait conserver la présidence de PMCA « pour terminer le job », mais ne serait pas chaud pour partir en tête de liste aux élections municipales de 2014 (il entrera alors dans l’année de ses 72 ans).  Ce n’est que dans ce cas de figure, et dès que ce choix sera officiellement annoncé, que Jean-Marc Pujol pourrait sortir du bois… A moins que Jean-Paul Alduy ne s’appuie sur une autre stratégie électorale ?