Jean-Marc Pujol (UMP), maire de Perpignan, aurait récemment embauché le pire ennemi (connu et reconnu) de Jean-Paul Alduy (Parti radical), président de Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA), au service Communication de la Ville, plus particulièrement en charge de la rédaction du journal municipal Perpignan Magazine

Voilà là une drôle de façon de remercier celui, Jean-Paul Alduy justement, qui l’a mis en place (en décembre 2009) à Jean-Marc Pujol.

La guerre de succession serait-elle désormais ouverte à la mairie de Perpignan, à moins de dix-huit mois maintenant des prochaines élections municipales programmées pour mars 2014 ?

Plusieurs signaux font penser que oui, et ce recrutement inattendu confirme ce climat en y contribuant fortement.

Prochainement, ici, nous publierons les écrits produits par cette nouvelle recrue sur – ou plutôt contre –  Jean-Paul Alduy.

Un avant-goût  des propos tenus par ce plumitif incontrôlable tirant à boulets rouges sur Jean-Paul Alduy en s’adressant directement à lui : « Votre magie du verbe est plus que jamais mobilisée pour cacher une situation catastrophique qui met en accusation votre gestion de Perpignan. Vous êtes lancé dans une fuite en avant qui sert de paravent à la réalité (…).  Lors de vos rares moments de lucidité, vous avez déclaré un jour « Perpignan traverse la plus dure crise de son histoire ». Comment ne pas partager cet avis ? Savez-vous pourquoi on se désole que les rues du centre ville soient désertes et souvent sinistres après 19 heures, lorsque les commerçants ont descendu les rideaux de leur magasin ? Parce qu’il n’y a plus personne qui y habite. Quand vous levez la tête, que voyez-vous ? Moi, je vois des centaines d’immeubles et des milliers d’appartements sans lumière, plus de 3 000 rien qu’en centre ville. Et contrairement à ce que vous dites, le centre continue de se vider de sa population. Toujours au centre ville, les quartiers de Saint-Matthieu et de Saint-Jacques sont des ghettos de misère. A Saint-Mathieu, la délinquance atteint des niveaux inimaginables, insupportables. A Saint-Jacques, vous faites de petites opérations de rénovation en vendant à très bas prix des maisons vêtustes dont la rénovation est ensuite subventionnée. Vision à court terme, vision électoraliste qui ne fait pas face aux vrais problèmes sociaux que posent ce quartier, et qu’un jour il faudra bien regarder en faceL La dégradation, qui atteint de plein fouet le centre ville, n’autorise pas vos discours triomphalistes (…). Votre bilan à la tête de la mairie de Perpignan ne pèse pas lourd (…). Pour faire de jolies phrases, vous êtes formidable, vous êtes peut-être, dans ce domaine, le meilleur maire de France. Si, si, je le pense sérieusement (…) ».

Question : cette nouvelle recrue aurait-elle été embauchée pour flinguer – politiquement s’entend – lors des prochaines municipales Christian Bourquin (PS) ou Jean-Paul Alduy (PR) ? Langue au chat ! Car à notre connaissance Christian Bourquin n’a jamais produit des écrits aussi « anti-Alduy » que ceux de cette nouvelle recrue « arrivante ».

Lorsque en septembre de l’année dernière Jean-Paul Alduy a été battu aux élections sénatoriales, c’est encore cette nouvelle recrue municipale annoncée qui a prononcé par écrit sur son blog  une funeste oraison funèbre pour tenter de définitivement enterrer (politiquement parlant) l’actuel président de Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA)… A la demande de qui ? Pas de Christian Bourquin en tout cas.

Et pour servir les intérêts de qui ? Pas ceux de Romain Grau, ancien suppléant du député Daniel Mach (UMP), battu aux législatives de juin 2012 mais pressenti pour… diriger la liste de Jean-Paul Alduy aux prochaines municipales… La vérité se cacherait-elle là ? C’est possible.

Car hier matin encore, lors de la traditionnelle et hebdomadaire réunion des maires de l’Agglo PMCA, on a assisté à une passe d’armes verbale entre Jean-Marc Pujol et Daniel Mach, à propos d’un dossier concernant la Zone d’activités commerciales de Pollestres (dont Daniel Mach est le maire). Signalons, deplus, que jusqu’ici Jean-Marc Pujol ne venait que rarement à ces réunions du vendredi matin, puisqu’avec Jean-Paul Alduy ils s’étaient partagés le fonctionnement de l’Agglo PMCA et la Ville de Perpignan, l’un ne devant pas marcher sur les plates bandes de l’autre…