Communiqué de presse.

 

« A Perpignan, une misère indécente aux conséquences dramatiques

J’ai appris avec effroi et tristesse la mort d’un homme sans abri dans les rues de Perpignan lundi 4 novembre. Cet homme né à Mulhouse était âgé de 54 ans et se déplaçait en fauteuil roulant. Il serait décédé de mort naturelle, des suites de problèmes médicaux. Il appartenait à cette catégorie d’individus cabossés par la vie et rongés par l’alcool, qu’on croise malheureusement trop souvent dans nos rues sans y prêter attention, comme s’ils faisaient partie d’un décor et d’une scène étrangères. Nous vivons une époque cruelle où les plus petits et les plus faibles semblent n’être plus que des variables d’ajustement ballotés par des forces qui les dépassent.

La misère humaine est grande à Perpignan et dans les Pyrénées-Orientales, plus encore qu’ailleurs en France. Nous battons la plupart des records en la matière, que ce soit au niveau du chômage, de la pauvreté, des écarts de richesse ou du nombre d’enfants placés à l’aide sociale à l’enfance. Nous comptons aussi de nombreuses personnes percevant des minima sociaux, qui représentent plus de 75 % des revenus d’un tiers d’entre elles, en situation de grande dépendance.

Quand il y a une telle misère, l’ensemble du corps social est tiré vers le bas. On ne peut pas blâmer uniquement l’Etat et le contexte, la responsabilité de la classe politique locale est aussi directement en cause. Son bilan ? une misère sociale inouïe, un trafic de drogue massif, une insécurité qui augmente…et beaucoup de dégâts humains…
Nous devons donc nous reprendre collectivement en main et tirer vers le haut nos compatriotes qui souffrent le plus. La route sera longue mais je suis bien décidé à l’emprunter ».
Louis ALIOT (RN), député de la 2e circonscription des P-O, conseiller municipal et communautaire d’Opposition de la Ville de Perpignan